05 décembre 2007

Mgr d'Ornellas : "Donner en conscience où la vie est respectée"


L’hebdomadaire Famille chrétienne (1-7 décembre) rapporte ces propos de Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes et chargé du groupe de travail des évêques sur les questions bioéthiques : « La science a le devoir de tout faire pour guérir. La recherche est donc bonne quand elle vise une thérapie. Mais la fin ne justifie pas les moyens. Tout chercheur doit se garder de faire aux autres ce qu’il veut pas qu’on lui fasse. »

Les catholiques doivent-ils renoncer à donner au Téléthon ? Réponse de l’archevêque : « Ils sont libres d’exercer leur générosité là où ils veulent. Mais ils ont aussi le devoir d’éclairer leur conscience. Il faut qu’ils donnent là où ils estiment que les moyens mis en œuvre ne violent pas le commandement “Tu ne tueras point”. »

Commentaires

je suis entièrement d'accord avec la position de Mgr d'Ornellas ; nous avons pris la décision, en couple, de donner à un organisme qui met dans sa priorité LA VIE : la fondation pour la recherche de J. Lejeune ; c'est notre réponse au téléthon sachant l'esprit profondément "catholique de défense de la vie" dans lequel cet organisme oeuvre.

Ecrit par : boileau danielle | 08 décembre 2007

Le point de vue du Dr Jean-Pierre Dickès

A C I M

C’est certainement la meilleure nouvelle des dix dernières années. Jan Wilmut, père de Dolly le premier mammifère cloné, a décidé de renoncer au clonage humain comme méthode de reproduction de l’être humain et à défaut de création des lignées de cellules souches embryonnaires.

Rappelons de quoi il s’agit. :
Cloner signifie créer des embryons sans l’aide de spermatozoïdes en injectant le noyau de n’importe quelle cellule dans un ovule. Ce qui permettrait peut-être de fabriquer des embryons humains pour les utiliser pour l’expérimentation. Et même de créer en laboratoire un être humain coupé de toute paternité, ce qui n’a pas encore été réalisé et n’est peut-être pas réalisable.
Le savant pose quatre affirmations
1) En clonant, nous risquons de transmettre ou d’induire des maladies génétiques.
2) Les lignées de cellules souches embryonnaires n’ont aucun intérêt vis-à-vis des cellules souches dites adultes que l’on trouve partout et qui n’ont pas les mêmes inconvénients.
3) Il est possible de transformer les cellules souches adultes de manière à ce qu’elles aient la même efficacité que les cellules embryonnaires.
4) Ce type de manipulations pose un problème d’ordre moral.
Ainsi le « pape » du clonage renonce à cloner des êtres humains, estimant que c’est à la fois inutile et immoral, même au nom d’hypothétiques bénéfices thérapeutiques.
Or, Madame Valérie Pécresse vient d’inaugurer I Stem dirigé par le docteur Peschanski pour précisément faire les recherches auxquelles Wilmut vient de renoncer. I Stem est financé pour moitié par l’argent du contribuable et pour l’autre moitié par le Téléthon.
Peschanski est lui-même payé par l’Europe pour faire les recherches sur ce créneau : celui du clonage embryonnaire dit « thérapeutique ».
Rappelons cette phrase de Peschanski dans Science et Avenir du septembre 2005 (p.44) :
« De pouvoir démontrer l’utilité du clonage, mais, ça je suis capable de le faire sur le champ ». Apparemment Wilmut, le premier biologiste à avoir tenté une telle démonstration nous dit exactement le contraire. C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde du « scientifiquement correct ».

Dr Jean-Pierre Dickès - Président de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins.
http://www.acimps.org.

http://www.canalacademie.com/L-homme-artificiel.html

Ecrit par : LETISSIER | 08 décembre 2007

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