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<title>Le blog de l'objection de conscience au Téléthon - analyses</title>
<description>« Aidons les malades, protégeons les embryons. » Et vous, qu'en pensez-vous ?</description>
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<lastBuildDate>Wed, 03 Dec 2008 18:15:54 +0100</lastBuildDate>
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<title>La force tranquille de l’objection de conscience, par Tugdual Derville*</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 18:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;div class=&quot;clear&quot;&gt;&lt;!-- clear --&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/media/01/02/1142223353.jpg&quot; id=&quot;media-1432384&quot; alt=&quot;yx3_67.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; width=&quot;159&quot; height=&quot;89&quot; /&gt;L’approche de chaque Téléthon ravive pour les chrétiens – et toute personne attachée au respect de l’être humain dès son commencement – une question délicate. Que doit être leur attitude ? Comment persister à défendre la cause des plus vulnérables, sans se tenir à l’écart du monde, spécialement quand un évènement de ce genre mobilise un grand nombre de personnes bien intentionnées ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis que les objections éthiques majeures que l’Église catholique oppose à la politique de&amp;nbsp; l’Association française de lutte contre les myopathies (AFM) ont rencontré un écho médiatique, nombre d’organismes chrétiens ont revu leur position. Non sans quelques débats, parfois houleux, avec de douloureux cas de conscience. Car ils risquaient de paraître désavouer la générosité qui rassemble les organisateurs de la « grand’messe cathodique » annuelle, tous ceux qui les aident et leurs nombreux donateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est pourtant légitime de contester certaines pratiques promues ou financées depuis des années par une AFM dédiée en principe à chercher pour guérir et sauver. N’est-ce pas elle qui a dévié de cette mission originelle en vantant le diagnostic préimplantatoire ? Cette technique n’est qu’une façon de cacher la maladie en empêchant les embryons qui la portent de naître. Avec une telle logique, affirmait courageusement une marraine du Téléthon 2006 – Raphaëlle Monod-Sjöström, ancienne championne du monde de ski acrobatique – son filleul en fauteuil roulant présent en direct sur France 3 à ses côtés aurait été privé de l’existence, et aucunement guéri.&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une « transgression sans précédent »&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De même leur terrible douleur et leur soif d’aboutir ont conduit les dirigeants de l’AFM à se constituer en puissant lobby cautionnant l’instrumentalisation de l’embryon humain, allant jusqu’à être un des premiers financeurs de la recherche sur l’embryon vivant. Elle est certes légale depuis 2004 mais on a le droit de la considérer comme une dérive inhumaine et pour tout dire immorale. C’est même « une transgression sans précédent » selon l’expression du cardinal Barbarin, dans son communiqué réagissant en 2004 à cette réforme de la loi bioéthique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Se détourner du Téléthon reste un crève-cœur lorsque l’on sait que les sommes « détournées » d’usages qui seraient à nos yeux justes, sont encore très minoritaires. L’essentiel des dons continuent d’aller à des recherches éthiquement incontestables et à des aides concrètes. D’autant que ces aides soutiennent magnifiquement des milliers de personnes handicapées pour lesquelles nous n’avons pas de « solution de remplacement », puisque nous ne bénéficions pas de la capacité de communication acquise de haute lutte par l’AFM. &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il nous faut cependant être lucides : c’est un basculement de civilisation auquel l’AFM a fini par contribuer par son lobbying, faisant tomber les barrières éthiques qui jusque-là protégeaient l’embryon humain, sans voir qu’avec le DPI, puis la recherche sur l’embryon, les premières victimes de cette logique étaient les êtres humains vulnérables, comme ceux que l’association voulait sauver.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On sait déjà ce que donne un tel engrenage avec la trisomie 21. La politique publique glisse inexorablement de l’accueil à l’éradication prénatale, au détriment de la véritable recherche thérapeutique. Et certaines myopathies se traduisent désormais par 100% d’avortements qu’on dit « médicaux » lorsqu’elles sont décelées avant la naissance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut reconnaître qu’il est bien difficile à des responsables qui s’étaient engagés dans le Téléthon de lui tourner le dos. Des liens d’amitié s’étaient noués. On a mobilisé des paroisses, des écoles, des parents d’élèves. On a couru, chanté, quêté. Et soudain, ce dont on était fier et heureux s’effondre ! Les psycho-sociologues ont décrit la propension des personnes à rester attachées aux actes effectués avec une conscience droite lorsqu’il leur est révélé que tout n’était pas aussi rose qu’il y paraissait. La prise de conscience est longue, difficile et douloureuse. Elle est souvent émaillée d’éclats. La peur de ces scandales explique sans doute le malaise et les hésitations encore observés ici où là. &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Du côté des militants de l’AFM aussi, on a du mal à comprendre en quoi l’Église serait prophétique en défendant l’embryon ; on se sent trahi et abandonné. Des chrétiens convaincus figurent d’ailleurs parmi les fondateurs de l’œuvre dont ils n’ont pas su éviter la dérive. La douleur, nous le savons, tend à anesthésier les consciences. On est vite prêt à tout pour échapper au malheur. C’est pourquoi, alors que 54% des Français auraient été favorables à un système de fléchage des dons permettant aux donateurs qui le désirent que leur argent n’aille pas à la recherche sur les embryons (sondage Ifop décembre 2006), les responsables de l’AFM ont répondu par une fin de non recevoir à cette porte de sortie honorable. La seule idée que l’on puisse les remettre en cause leur semble insupportable. Comme si la souffrance avait sacralisé leur projet. Les promesses de dialoguer avec l’Église sur ses réticences éthiques n’ont à ce jour pas abouti. &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; Le vaste champ de l’objection de conscience&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; À la décharge de l’AFM, il est aujourd’hui nécessaire de prendre la mesure du plus vaste problème que pose l’objection de conscience pour les personnes sensibles au respect de la vie. D’abord beaucoup d’autres organismes privés faisant appel au public sont entrées dans la même dérive que l’AFM (c’est le cas par exemple de la lutte contre la mucoviscidose, avec les Virades de l’espoir). Ensuite, si nous sommes sourcilleux sur l’usage de nos dons, ne devrions-nous pas l’être pour nos impôts qui financent, entre autres, l’avortement et son remboursement ? Enfin combien de chrétiens, s’ils creusaient davantage, prendraient conscience des transgressions éthiques commises par les entreprises ou les administrations où ils travaillent : industrie pharmaceutique, médias, structures hospitalières et de santé, pour ne citer que quelques cas emblématiques… Leur faudrait-il demander à renoncer à la part du salaire correspondant au « chiffre d’affaire » effectué sur ces domaines d’activité que leur conscience réprouve ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Habitués à vivre dans le monde, nous n’avons pas toujours saisi la marginalisation culturelle et pratique des valeurs chrétiennes autrefois consensuelles, même dans les milieux anticléricaux. Nous avons aussi gardé l’habitude de nous soumettre poliment à l’autorité, ou à la loi, sans voir qu’une loi supérieure et qu’une autorité absolue nommée conscience nous appelait à la liberté. Mais pour assumer une telle liberté, il nous faut accepter de prendre des risques personnels, jusqu’à endurer ce que saint Maximilien Kolbe nommait le « martyr blanc ». Il ne prend pas la vie d’un coup, mais la demande par petits bouts, provoquant de cruels deuils successifs. Carrière, amis, notoriété : dans un monde paganisé, ne faut-il pas désormais, pour rester chrétien et pour agir en chrétien, en payer le prix ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Là où cet enjeu est devenu le plus significatif ou crucial, c’est l’école, qu’elle soit publique ou privée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car c’est le « catéchisme » d’un véritable ordre amoral qui endoctrine désormais les élèves, jusque dans les lieux les plus estampillés « catholiques ». Du temps du gouvernement Jospin, les 12 millions de guides reprenant les préceptes mensongers du Planning familial étaient largement parvenus aux élèves de toutes sortes d’établissements. Aujourd’hui, c’est une &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/politique-et-bien-commun/4927-reponses-enseignons-le-respect&quot;&gt;campagne&lt;/a&gt; du ministère de l’Éducation nationale qui, pour lutter contre l’homophobie, propage une image faussée de la sexualité. Récemment des collégiens de quatrième d’une école chrétienne ont été invités par leur professeur de SVT à assister à la projection des &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/culture-et-societe/4896-les-bureaux-de-dieu-ou-la-culture-de-mort-au-guichet&quot;&gt;&lt;i&gt;Bureaux de Dieu&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; au cinéma. Des parents ont découvert juste à temps qu’il ne s’agissait pas d’un film inscrit dans le cadre de l’éducation religieuse mais bien de celui où le Planning familial explique notamment, comment une mineure peut avorter en dehors de tout délai légal, à l’insu de ses parents.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans les classes de première d’un autre établissement catholique, c’est un représentant du Cecos (organisme recueillant les dons de sperme) qui viendra prochainement « informer » les élèves… Ailleurs, c’est l’invitation de Simone Veil en témoin de la vie qui a provoqué un scandale, devenu public, et des fractures.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Faudrait-il se taire, laisser faire, se contenter de faire jouer une objection de conscience individuelle ou prendre la défense de tous les élèves qui risquent d’être ainsi endoctrinés ? L’esprit de résistance est difficile à exercer dans la douceur et la paix. La stupéfaction de quelques parents, souvent minoritaires, risque de les conduire à des attitudes maladroites ou mal comprises. Mais c’est plus sûrement le silence qui tue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*&lt;b&gt;Tugdual Derville&lt;/b&gt; est délégué général de l'Alliance pour les droits de la vie, fondateur de A bras ouverts. A publié &lt;i&gt;Le Bonheur blessé&lt;/i&gt; (CLD, 2005).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Téléthon 2007 : le ton change</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Tue, 27 Nov 2007 09:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/G%C3%A9n%C3%A9tiquement-Incorrect-Nicolas-Journet/dp/2351231767/ref=sr_11_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1196325962&amp;amp;sr=11-1/libertepoliti-21&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/media/01/02/13a079f3e8b25fde0654236740985526.jpg&quot; id=&quot;media-688338&quot; alt=&quot;c09f33bda3a1fdc4342206468f713686.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;Gé&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.genethique.org&quot;&gt;néthique.org&lt;/a&gt; a lu les réflexions de Jean-Yves Nau sur le retour annuel du Téléthon. Le chroniqueur médical du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, qui s'était signalé l'an dernier par son honnêteté intellectuelle en pointant les ambiguïtés éthiques de l'AFM. Sur le site des Editions suisses Médicale et Hygiène (&lt;a href=&quot;http://www.medhyg.ch/new_site/index.php&quot;&gt;Medhyg.ch&lt;/a&gt;), Jean-Yves Nau note qu'après la controverse de 2006, le &quot;ton a changé&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les recherches du Téléthon ne font plus l'unanimité. Des voix s'élèvent. Nau rappelle que de nombreux évêques réitèrent leur appel à la responsabilité éthique des chrétiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le journaliste évoque aussi l'ouvrage étonnant de Nicolas Journet, intitulé &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/G%C3%A9n%C3%A9tiquement-Incorrect-Nicolas-Journet/dp/2351231767/ref=sr_11_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1196151634&amp;amp;sr=11-1/libertepoliti-21&quot;&gt;&lt;i&gt;Génétiquement incorrect&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Alter, 2007). Là aussi le ton change, rapporte Généthique :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Nicolas Journet atteint d'un syndrome de Marfan, revendique aujourd'hui son statut de &quot;mutant&quot; et souligne que &quot;Marfan ou pas&quot;, il fera tout pour avoir des enfants, en excluant le recours au diagnostic préimplantatoire. Dans un chapitre intitulé &quot;Jésus vs Téléthon&quot;, il explique que &quot;le Téléthon me donne autant d'urticaire que l'épiscopat catholique&quot; mais souhaite que &quot;la société assume son rôle&quot; et aimerait que l'on puisse dire que la pratique du diagnostic préimplantatoire et de l'interruption médicale de grossesse sont du domaine de &quot;l'eugénisme&quot;. Il revendique un droit à &quot;l'impureté génétique&quot;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;La 21e édition du Téléthon se tiendra les 7 et 8 décembre, à l'initiative et sous la responsabilité de l'Association française contre les myopathies (AFM). Depuis sa première édition, en 1987, rappelle &lt;i&gt;Généthique&lt;/i&gt;, le Téléthon a engrangé 1.328 milliard d'euros.&lt;/p&gt;
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<title>Recherche embryonnaire : la France s’obstine dans l’absurdité scientifique, par Pierre-Olivier Arduin</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Thu, 22 Nov 2007 18:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;small&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#494949&quot;&gt;De toute part, les découvertes biomédicales confirment le non-sens scientifique des recherches sur l’embryon humain. Cette semaine, l’abandon public par le père de la brebis clonée Dolly, l’Écossais Ian Wilmut, de tout travail sur les cellules souches embryonnaires et la technique du clonage dit scientifique, est un véritable séisme. En France, la recherche sur les cellules embryonnaires se poursuit et s’accélère. L’AFM compte sur le Téléthon pour doubler ses financements. Fuite en avant ?&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/media/00/01/0517924a1b55c8559c1af45b82eccad7.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/media/00/01/0517924a1b55c8559c1af45b82eccad7.jpg&quot; id=&quot;media-679927&quot; alt=&quot;0517924a1b55c8559c1af45b82eccad7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-679927&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; LA LETTRE D'INFORMATION et d’analyse bioéthique du mois de novembre &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/www.genethique.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;genethique.org&lt;/a&gt; revient sur l’inauguration par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de l’Institut des cellules souches embryonnaires I-Stem, sur le site du Genopole d’Évry. Le plus important laboratoire français d’expérimentation sur l’embryon a été créé par l’Association française contre les myopathies (AFM), l’Inserm et l’Université d’Evry, qui assurent également son financement. Son directeur, Marc Peschanski, a précisé que l’Institut a bénéficié d’un soutien de l’AFM « de 3,4 millions d’euros sur deux ans, ce qui a couvert la moitié de [ses] dépenses » &lt;i&gt;(Les Echos&lt;/i&gt; du 25 septembre 2007). &lt;i&gt;Genethique&lt;/i&gt; relève aussi que « le conseil d’administration de l’AFM s’est engagé sur les prochaines années, sous réserve du succès du Téléthon annuel, à doubler le montant des financements publics décrochés par le projet ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un partenariat a été noué avec un des trois centres français de DPI (diagnostic préimplantatoire) de manière à fournir certaines équipes d’I-Stem en embryons malades, ce qui confirme les liens troubles que peuvent entretenir entre elles les pratiques technoscientifiques, en l’occurrence le tri eugéniste des embryons et la recherche biomédicale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Dérogation meurtrière&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette disposition fut ajoutée à la demande de plusieurs chercheurs dans le décret du 6 février 2006 réglementant la loi bioéthique du 4 août 2004. À l’origine, le législateur a inscrit dans cette loi le principe d’interdiction de recherche sur l’embryon tout en ouvrant un régime dérogatoire &lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt; concernant &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; les embryons surnuméraires congelés depuis plus de cinq ans et dépourvus de projet parental. Inutile de s’attarder sur cette absurdité : tenir en même temps que l’embryon doit être respecté pour autoriser aussitôt sa destruction. Le professeur Michel Schooyans parle de dérogation meurtrière pour qualifier cet exercice d’équilibriste aberrant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous avons avec ce décret une première rupture conceptuelle avec l’esprit de la loi puisque les embryons défectueux peuvent être livrés &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; sans autre forme de procès aux chercheurs du fait même de leur maladie, étant par définition exclus de tout projet parental par le DPI. Le texte réglementaire reconnaît aussi que lorsqu’un couple met en œuvre une AMP, il peut lui être proposé « de consentir dans le même temps par écrit à ce que les embryons qui ne seraient pas susceptibles d’être transférés ou conservés fassent l’objet d’une recherche (art. R. 2151-4) ». Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune, fut le seul à l’époque à montrer le détournement de la loi qui gît dans cette précision : demander par avance et &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; aux parents leur consentement à abandonner certains de leurs embryons jugés de faible qualité biologique. On n’est plus très loin de l’intention première de créer des embryons &lt;i&gt;in vitro&lt;/i&gt; à des fins de recherche, strictement prohibée par le droit français.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous ne reviendrons pas sur les transgressions éthiques que constituent toutes ces dispositions permettant de préparer les esprits à une libéralisation complète de la recherche sur l’embryon dans la loi de bioéthique qui sera révisée en 2009. C’est sur le non-sens scientifique de ces choix que nous voudrions à présent nous intéresser.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Un non-sens scientifique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D’abord l’impasse thérapeutique des cellules souches embryonnaires n’a plus besoin d’être démontrée. Concernant un hypothétique bienfait sur des malades, aucune publication de niveau international à se mettre sous la dent. Et pour cause, ces cellules sont caractérisées par une grande instabilité chromosomique au fil de leurs divisions, ce qui entraîne une possibilité accrue de développement de tumeurs. Fait totalement rédhibitoire, car aucun comité d’éthique hospitalier ne prendrait la responsabilité d’en permettre la greffe chez l’homme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le rapport du député Pierre-Louis Fagniez, actuel directeur de cabinet de Valérie Pécresse et lui-même favorable à une dépénalisation totale de la recherche et du clonage embryonnaires, n’a pu le passer sous silence : « Le risque de cancérogenèse après administration de cellules ES pourrait être proportionnel à leur capacité de prolifération […]. Le taux de cancers développés après injection de cellules ES est très élevé &lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt; ». Par ailleurs, la révélation par les médias français d’une publication dans la revue &lt;i&gt;Nature Medecine&lt;/i&gt; du mois d’octobre 2006 montrant une expansion incontrôlée de neurones issus de cellules souches embryonnaires dans les cerveaux de souris a mis aux yeux et aux sus de tous les désillusions concernant ces entités cellulaires &lt;span&gt;[3]&lt;/span&gt;. C’était une des premières fois qu’apparaissait de manière aussi crue dans l’espace public leur potentiel cancérigène.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si ces faits ne semblent pas avoir émus les ministres de la Santé et de la Recherche ou les membres de l’Agence de biomédecine qui délivrent généreusement les accréditations de recherche sur l’embryon aux équipes françaises qui en font la demande &lt;span&gt;[4]&lt;/span&gt;, certains commencent à changer de fusil d’épaule. Parmi eux, de grands industriels, lesquels ne peuvent se permettre de faire les mauvais choix en matière de thérapies régénératrices étant données les sommes colossales qu’ils y investissent. Voici deux exemples révélateurs : &lt;ul type=&quot;“disc”&quot;&gt; &lt;li&gt;L’Oréal a présenté début octobre au Congrès mondial de dermatologie de Buenos Aires ses découvertes concernant le poil. Celui-ci s’avère être un réservoir prodigieux de cellules souches adultes. Le directeur de la biologie de ce grand groupe, Bruno Bernard, explique que « dans le follicule pileux existe une niche spécifique où se trouvent des cellules souches de différents types capables de régénérer la plupart des tissus du corps humain » &lt;i&gt;(Les Echos&lt;/i&gt;, 25 octobre). Ces capacités prodigieuses seraient tout simplement dues au mode de renouvellement de ce tissu particulier de l’organisme humain qui dégénère et se régénère périodiquement à partir de ses propres cellules souches.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Le groupe LVMH-Recherche se décide lui aussi pour l’alternative des cellules non embryonnaires. Le symposium qu’il a organisé à Paris le 20 septembre 2007 a réuni nombre d’experts mondiaux en médecine régénératrice. Impossible de tous les citer. Je retiendrai l’intervention du professeur Walter, chef de service de cardiologie à Frankfort, qui a montré que les cellules souches de moelle osseuse amélioraient de manière étonnante les fonctions cardiaques de malades souffrant d’infarctus, d’ischémie des membres, de thromboses. Nos voisins outre-Rhin sont d’ailleurs passés maîtres dans la thérapie des maladies cardiovasculaires par autogreffe de cellules souches. Autre conférence passionnante : la présentation par une équipe californienne dirigée par le docteur Sharma des cellules souches amniotiques humaines obtenues après un accouchement à terme chez des mères ayant donné leur consentement. Ces cellules, baptisées HAMSCs, peuvent se différentier, à l’instar des cellules embryonnaires, en tous les tissus de base d’un organisme humain. Leur découverte avait été saluée en début d’année par le Vatican.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, après l’idéologie rampante qui a parasité les débats des Journées parlementaires de la bioéthique de février 2007, des responsables politiques ne se résignent plus au conformisme ambiant. J’en veux pour preuve la tenue ce jeudi 22 novembre d’un colloque au Palais du Luxembourg à l’initiative du sénateur de Paris Marie-Thérèse Hermange, et placé sous le haut patronage de Christian Poncelet, président du Sénat. Parmi les intervenants, une équipe de Milan très critique sur les cellules souches amniotiques. De même, l’exposé sur la découverte récente des cellules souches de cordon ombilical, et les travaux des Britanniques McGuckin et Forraz du Newcastle Center for Cord Blood : après avoir obtenu des mini-foies en cultivant ces cellules grâce à une technique révolutionnaire de micro-gravitation issue de la Nasa, les chercheurs ont présenté des cellules qui ont un profil biocellulaire comparable à leurs consoeurs embryonnaires. Leur dernière publication porte sur la différentiation exceptionnelle de ces cellules en cellules pancréatiques productrices d’insuline, résultats qui ouvrent de grands espoirs dans le traitement du diabète insulinodépendant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il était encore inimaginable il y a encore cinq ans espérer trouver une telle pluripotence chez des cellules non embryonnaires. Leur contribution au débat sur l’instauration de banques semi-publiques semi-privées permettant de stocker des cellules souches de cordon est essentielle tant il est notoire que la France a accumulé un retard impardonnable dans ce domaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Séisme éthique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais le séisme éthique de cette semaine fut la prise de position courageuse du chercheur écossais Ian Wilmut, bien connu pour avoir été le premier scientifique à cloner un mammifère en 1996, la fameuse brebis Dolly. Le 19 novembre 2007, il a renoncé publiquement à travailler sur les cellules souches embryonnaires et la technique du clonage dit scientifique, alors même qu’il avait reçu toutes les accréditations nécessaires de la part des autorités britanniques. Il a estimé que ces pratiques étaient désormais dépassées au regard d’une découverte majeure pour la biologie cellulaire actuelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En effet, l’équipe japonaise conduite par le professeur Yamanaka de la Faculté de Kyoto a réussi à reprogrammer des cellules issues de patients en cellules souches pluripotentes ayant les mêmes caractéristiques de différentiation que les cellules embryonnaires (&lt;i&gt;Cell&lt;/i&gt;, 20 novembre 2007). Cette étude novatrice est confirmée par le savant américain James Thomson, de l’Université du Wisconsin, de renommée internationale puisque c’est lui qui a découvert les cellules souches issues de l’embryon en 1998 (&lt;i&gt;Science&lt;/i&gt;, 20 novembre 2007). L’importance de cette découverte dans ce champ de la biomédecine est énorme puisque les cellules souches obtenues ont le même code génétique que le malade, écartant tout risque de rejet immunitaire. Jean-Claude Ameisen, président du comité éthique de l'Inserm, a aussitôt déclaré que « le travail de Yamanaka, véritable révolution scientifique, prouve qu'il est possible de reprogrammer des cellules adultes ordinaires et montre que la plasticité des cellules est beaucoup plus grande qu'on ne le pensait […]. Avec cette technique, on ne peut plus dire : &quot;il n'y a pas moyen de faire autrement.&quot; ». Sous-entendu : continuer dans le tout embryon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce décalage démesuré que nous venons de mettre en lumière sur le plan des avancées scientifiques et des perspectives médicales remet lourdement en cause les décisions d’autorisation de protocoles de recherche par l’Agence de biomédecine. Car il est bien stipulé dans le corpus de la législation que la dépénalisation des recherches sur l’embryon est assortie de deux dispositions cumulatives : « À la condition d’être susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques &lt;span&gt;[5]&lt;/span&gt;. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Devant les avancées majeures que la communauté scientifique enregistre dans le domaine en pleine expansion des cellules souches non embryonnaires, certains juristes spécialistes du droit de la santé et de la bioéthique évoquent à mots couverts un possible recours pour illégalité des autorisations émises par l’Agence de la biomédecine. Ou à tout le moins la possibilité de demander aux ministres de la Recherche et de la Santé ainsi qu’au conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine de suspendre toute nouvelle autorisation de protocole d’expérimentation sur l’embryon humain. D’ailleurs, ce conseil d’orientation a l’obligation par décret d’actualiser ses connaissances médicales et scientifiques, de juger de la pertinence des recherches qui lui sont soumises et de peser les intérêts en termes de santé publique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ne faut-il pas remettre en cause le fonctionnement en vase clos d’une institution sur laquelle le politique n’a guère de prise ? À quand une plainte des associations de malades contre l’État pour non application de la loi du 4 août 2004 ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;b&gt;*Pierre-Olivier Arduin&lt;/b&gt; a publié &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/services/livre-361-Pierre-Olivier-Arduin-La-Bioethique-et-l-Embryon-Ed-de-l-Emmanuel-2007-203-p--13-30-%E2%82%AC.html&quot;&gt;&lt;i&gt;La Bioéthique et l’Embryon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; Quels enjeux après la controverse du Téléthon ? (Ed. de l’Emmanuel, 2007)&lt;/small&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; width=&quot;50%&quot; /&gt; &lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2053-Recherche-embryonnaire-%3A-la-France-s%92obstine-dans-l%92absurdite-scientifique.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Code de la santé publique, art. L. 2151-5, premier alinéa.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2053-Recherche-embryonnaire-%3A-la-France-s%92obstine-dans-l%92absurdite-scientifique.html#appelnote2&quot; title=&quot;note2&quot; id=&quot;note2&quot; name=&quot;note2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; P.-L. Fagniez, &lt;i&gt;Cellules souches et choix éthiques&lt;/i&gt;, Rapport au Premier ministre, La Documentation française, 2006, p. 56.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2053-Recherche-embryonnaire-%3A-la-France-s%92obstine-dans-l%92absurdite-scientifique.html#appelnote3&quot; title=&quot;note3&quot; id=&quot;note3&quot; name=&quot;note3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 24 octobre 2006 et &lt;i&gt;Le Quotidien du médecin&lt;/i&gt;, 25 octobre 2006.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2053-Recherche-embryonnaire-%3A-la-France-s%92obstine-dans-l%92absurdite-scientifique.html#appelnote4&quot; title=&quot;note4&quot; id=&quot;note4&quot; name=&quot;note4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt; Agence de la biomédecine, 30 autorisations de recherche données à 14 équipes, Rapport annuel d’activité 2006.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2053-Recherche-embryonnaire-%3A-la-France-s%92obstine-dans-l%92absurdite-scientifique.html#appelnote5&quot; title=&quot;note5&quot; id=&quot;note5&quot; name=&quot;note5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt; Code de la santé publique, art. L. 2151-5, troisième alinéa.&lt;br /&gt;&lt;/small&gt;
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<title>Bioéthique et Église : de l’affrontement au débat, par Tugdual Derville</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 18:25:00 +0100</pubDate>
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&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#494949&quot;&gt;Après la controverse sur le Téléthon 2006, mais en pleine agitation préélectorale, la légitimité de l’Église à participer au débat public sur ces fameuses &quot;questions de société&quot;, où elle dérange tant, est l’objet d’un débat récurrent. Sa voix y est contestée par les uns mais attendue par d’autres. L’Église serait-elle la seule à pouvoir apporter une contradiction cohérente aux idéologies libérales et libertaires entrées en collusion ? « Bioéthique et Église : de l’affrontement au débat », ce sera le thème d’un grand débat proposé le 7 février par l’Alliance pour les droits de la vie entre Jean-Yves Nau &lt;i&gt;(Le Monde)&lt;/i&gt; et Gérard Leclerc &lt;i&gt;(France catholique)&lt;/i&gt;, un débat animé par Tugdual Derville.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;L’Église sera vaincue par le libéralisme&quot; ! Le verdict sans appel de Jean-Marie Donegani, directeur des études à Sciences-po, s’étale en pleine page dans &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt; du 21 janvier 2007. Le laïcisme qui tente depuis deux siècles d’étouffer une voix catholique jugée dogmatique, obscurantiste et liberticide serait en passe de lui porter un coup fatal. De nombreux chrétiens déclarés ne se montrent-ils pas insensibles aux préconisations ecclésiales en matière de respect de la vie et de sexualité ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le christianisme, exclu successivement de la vie publique et de la vie privée – et ses églises désertées – ne survivrait qu’à l’état de &quot;sectes&quot; éparses. Un phénomène planétaire dont on imagine que la France constituerait l’avant-garde : au contraire d’autres nations, la plupart des Français affirment que les religions n’ont pas à influencer le domaine politique. Ils ne comprennent pas les mobiles humanitaires des interventions de l’Église sur la vie (ce seront les mêmes qui lui reprocheront, &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt;, de ne pas s’être suffisamment impliquée contre certains totalitarismes).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quand on sait que pratiquement la moitié des 51% de Français qui se déclarent encore catholiques doutent de l’existence de Dieu ou n’y croient pas du tout, il ne faut pas s’étonner que se propage dans les médias une conception &quot;surréaliste&quot; de l’institution ecclésiale, à des années lumières des notions d’Église &quot;peuple de Dieu&quot; voire &quot;corps mystique du Christ&quot;. Pour la disséquer, les analystes préfèrent s’en tenir aux critères politiques retenus pour d’autres organismes. Le fonctionnement interne de l’Église est essentiellement décrypté en confrontations identitaires, jeux de pouvoirs et rapports de force. Le même regard est porté sur ses relations avec &quot;le monde&quot;. De la vie intime à l’espace public, on la suspecte de s’ingérer dans &quot;ce qui ne la regarde pas&quot;, et d’entraver &quot;le progrès de l’humanité&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Si l’Église se taisait…&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu’adviendrait-il en effet si l’Église se taisait – ou s’était tue – en France sur le respect de la vie, la sexualité ou la famille ? Sans elle, le Téléthon 2006 se serait déroulé sans débat, l’adoption homosexuelle serait déjà passée comme une lettre à la poste, et l’euthanasie serait peut-être légale. À croire que dans la société &quot;adulescente&quot;, la voix ecclésiale qui fait l’objet d’une contestation publique systématique est davantage respectée qu’on ne le dit par le for intérieur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est justement cette influence incontrôlable que reprochent à l’Église ses adversaires. Comment faire jeu égal avec une instance au mode d’intervention incompréhensible, qui n’a ni troupes mobilisables, ni stratégie de communication lisible, et dont les membres éparpillent leur vote ? L’Église, combien de divisions ? Autant que de chapelles. Mais les fractures internes accumulées ne l’empêchent pas de s’auto-régénérer depuis des siècles alors que les idéologies qui entendaient lui tordre de cou ont implosé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est aujourd’hui au tour des adeptes d’une science qui se veut sacro-sainte, sans conscience ni limite, de constater que seuls l’Église catholique et certains mouvements du protestantisme évangélique sont suffisamment structurés pour leur tenir tête.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En bioéthique, le scientisme se retrouve logiquement en guerre &quot;de religions&quot; contre le christianisme. Les papes de la procréation ne prennent-ils pas ouvertement la posture messianique et prométhéenne ? &quot;Père&quot; du premier bébé éprouvette français, le professeur Frydman l’avoue dans sa &quot;lettre à une femme&quot; :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;small&gt;&quot;Je ressens la même excitation qu’hier, le besoin toujours de tenir tête au destin. Observer un embryon d’un dixième de millimètre, prélever une cellule, y repérer une drôle de couleur, l’annonce d’un enfant figé, déformé et souffrant, ce n’est rien d’autre que lire l’avenir, et regarder en face le handicap de celui qui n’est même pas encore né. […] Pouvoir effacer cette image, c’est comme dire lève-toi et marche, c’est aller, c’est vrai, au-delà du champ de la médecine, c’est changer pour lui, ses amours, son métier, ses voyages. C’est croire en l’homme et en sa force. Mais je me laisse aller à vous parler de moi, de mon orgueil, de ce qui me préoccupe et ne vous concerne pas.&quot;&lt;/small&gt;&lt;/blockquote&gt; L’auteur de cette confession qui a été élu homme de l’année par le magazine &lt;i&gt;Elle&lt;/i&gt; reconnaît ailleurs qu’il &lt;i&gt;&quot;manipule le désir&quot;&lt;/i&gt;. Le scientisme, parce qu’il répondait à des attentes éperdues a su s’allier successivement les féministes idéologiques du droit à l’enfant &quot;si je veux, quand je veux&quot;, le lobby homosexuel en quête de parentalité artificielle et une partie des associations de personnes malades ou handicapées, séduites par le mirage du clonage &quot;thérapeutique&quot;. Ces groupes qui revendiquent que la science règle leurs problèmes alimentent sa fuite en avant et lui fournissent les cobayes humains dont elle a besoin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En France, l’enjeu du bras de fer entre l’Église et l’idéologie prométhéenne concerne tout de même, chaque année, le destin de centaines de milliers d’êtres humains, et ce chiffre continue d’augmenter (220 000 IVG par an, 130 000 embryons congelés &quot;en stock&quot;…).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est pour défendre les plus faibles que les institutions chrétiennes affirment ne pouvoir se désintéresser du politique, tout en se refusant à s’ingérer dans la lutte pour le pouvoir. Comment pourraient-elles fermer les yeux quand elles constatent que la quête désespérée du bonheur conduit tant de personnes à aggraver les épreuves de l’humanité dans l’espoir d’y échapper ? La découverte des dégâts psychologiques et familiaux induits par l’avortement en est l’exemple le plus saisissant. L’emballement du mystère du mal ne pouvait que provoquer l’incarnation de l’Église sur le terrain social et dans le débat politique. Au nom de la justice et de la miséricorde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le sectarisme antichrétien choque les intellectuels honnêtes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Paradoxe : du côté de ceux qui, sans épouser la foi chrétienne, reconnaissent la nécessité d’un débat sérieux sur les sujets anthropologiques qu’ils savent cruciaux pour l’humanité, la légitimité de l’Église à intervenir est de plus en plus reconnue, et ses responsables sont écoutés, même si le fossé culturel et surtout spirituel qui sépare désormais le christianisme de la plupart de ses commentateurs ne cesse de s’élargir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La réaction de l’Association française de lutte contre les myopathies (AFM) à certaines remises en cause de l’usage des fonds du Téléthon a ainsi paru si sectaire aux journalistes spécialisés dans la bioéthique, qu’elle n’a fait que confirmer à leurs yeux la cohérence des prises de parole ecclésiales. La virulence avec laquelle le président du Comité consultatif national d’éthique, tenant d’une morale officielle consensuelle, a contesté cette même parole, à l’unisson de maints leaders politiques, en a par ailleurs choqué plus d’un.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Accordant à l’Église &lt;i&gt;&quot;le droit de considérer l’embryon humain comme sacré&quot;&lt;/i&gt; Didier Sicard avait estimé : &lt;i&gt;&quot;Elle n’a pas le droit d’en faire une manifestation publique&quot; (Le Monde&lt;/i&gt;, 1/12/06). Or, plus que &quot;sacré&quot;, l’Église reconnaît l’embryon comme &quot;humain&quot; et considère son instrumentalisation comme une atteinte aux droits de l’homme. Peut-on l’obliger à le taire sans porter atteinte à la liberté d’expression ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En quelques décennies, la famille, la vie, la sexualité et la bioéthique sont devenus des thèmes politiques incontestables, et prisés des médias hexagonaux. Les États-Unis ne sont plus l’exception. Même si, en France, la question environnementale a fait plus précocement son entrée en politique, on pressent que les évolutions démographiques, de la structure familiale, du statut de l’être humain à ses débuts et de notre emprise sur la fin de l’existence pourraient davantage conditionner notre avenir que la fiscalité, la protection sociale et l’emploi. Sur chacun de ces sujets de société, l’Église catholique se retrouve logiquement en première ligne. Face au scientisme, elle défend finalement les fondements d’une véritable écologie humaine. De plus en plus sommée de faire allégeance à une morale laïque qui se situe désormais aux antipodes de la morale chrétienne en matière de vie et de sexualité, elle résiste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le jésuite Henri Madelin, évoquant la thèse de la sociologue Danièle Hervieux sur &quot;l’exculturation des valeurs de l’Église&quot; peut affirmer que la foi chrétienne est en passe de &lt;i&gt;&quot;devenir une contre-culture&quot;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(Le Figaro&lt;/i&gt; 10/01/07). Les grands mouvements protestataires ont effectivement tour à tour investi les champs de la culture, de la politique puis de la loi. Le Planning familial – depuis trente ans – puis le mouvement homosexuel et bientôt le lobby de l’euthanasie, officiellement habilité à représenter les usagers de l’hôpital, reflètent les &quot;valeurs&quot; désormais conformistes d’une société individualiste et éclatée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marginalisée et contestatrice, l’Église est entrée dans le champ des contre-pouvoirs. De moins en moins perçue comme dominatrice, captant déjà la fascination exercée par les minoritaires, elle pourrait transformer son apparente faiblesse en force. Une posture expérimentée par les premiers chrétiens, risquée, mais pas sans atouts, où s’exprime, se joue et s’éprouve la véritable liberté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;*Tugdual Derville&lt;/b&gt; est délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie.
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<title>Éthiquement correct : les mots pour le dire, par Pierre-Olivier Arduin</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Fri, 02 Feb 2007 18:30:00 +0100</pubDate>
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Alors que la controverse sur le Téléthon battait son plein, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, préconisait ni plus ni moins que l’autorisation du clonage embryonnaire &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1792-Ethiquement-correct-:-les-mots-pour-le-dire.html#note1&quot; title=&quot;appelnote1&quot; id=&quot;appelnote1&quot; name=&quot;appelnote1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;. Sous la signature de son rapporteur, le député PS Alain Claeys, on apprenait que cette transgression majeure n’était au fond qu’une simple &lt;i&gt;transposition nucléaire&lt;/i&gt;, formule dont on nous dit qu’elle a le mérite de ne pas choquer la &lt;i&gt;communis opinio&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le procédé n’est pas neuf. L’été dernier, le Rapport Fagniez était remis en catimini au Premier ministre. Son rédacteur, député UMP quant à lui, y demandait aussi un changement de terminologie dans l’une de ses propositions conclusives, optant pour le terme de &lt;i&gt;transfert nucléaire somatique&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1792-Ethiquement-correct-:-les-mots-pour-le-dire.html#note2&quot; title=&quot;appelnote2&quot; id=&quot;appelnote2&quot; name=&quot;appelnote2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;. S’interrogeant sans rire pour savoir si l’embryon cloné est assimilable à un embryon humain, Pierre-Louis Fagniez s’appuyait sur Henri Atlan pour demander qu’on ne le considère comme un être naturel mais comme un « artefact » ou une « unité embryoïde ». Lé député évoquait également les travaux des scientifiques asiatiques qui préfèrent faire référence quant à eux au terme de « blastocystes de transfert nucléaire ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans &lt;i&gt;1984&lt;/i&gt;, George Orwell met en scène une cité terrifiante où la mainmise du pouvoir politique sur l’homme passe par le &lt;i&gt;novlangue&lt;/i&gt;, la mainmise du langage. Y serions-nous parvenus ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le &lt;i&gt;novlangue&lt;/i&gt; a pour but est de réduire le domaine de la pensée en appauvrissant les concepts et en manipulant les idées. Un des ressorts principaux des totalitarismes est en effet la destruction de la langue comme un des meilleurs moyens de destruction de l’humanité de l’homme. De nos jours, on a aussi recours à une discipline de langage, où &lt;i&gt;l’éthiquement sensible&lt;/i&gt; se mue en &lt;i&gt;éthiquement correct&lt;/i&gt;. Il s’agit d’un langage qui dit le Bien et le Juste en camouflant la réalité. Disciples ingénus du &lt;i&gt;novlangue&lt;/i&gt; orwellien, nous forgeons de nouvelles expressions, qui parce qu’elles sont choisies pour être neutres, le moins-disant possibles, font échec au réel, à sa complexité, donc à la vérité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous parlons ainsi d’&lt;i&gt;interruption volontaire de grossesse&lt;/i&gt;, d’IVG au lieu d’avortement – on interrompt la vie d’un enfant comme si elle pouvait reprendre un peu plus tard – nous employons l’expression &lt;i&gt;mourir dans la dignité&lt;/i&gt; pour désigner l’euthanasie (les Hollandais préférant celle d’&lt;i&gt;interruption volontaire de la vie&lt;/i&gt;). La &lt;i&gt;pilule du lendemain&lt;/i&gt; masque un avortement chimique, le &lt;i&gt;préembryon&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;amas cellulaire préimplantatoire&lt;/i&gt; qualifie le jeune être humain pour le donner plus facilement à la science, les &lt;i&gt;diagnostics prénatal&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;préimplantatoire&lt;/i&gt; occultent des pratiques eugénistes massives et la &lt;i&gt;transposition nucléaire&lt;/i&gt; n’est bien que l’autre nom du clonage. La &lt;i&gt;réduction embryonnaire&lt;/i&gt; n’est ni plus ni moins que l’élimination d’un jumeau dans le sein de sa mère suite à une procréation artificielle et la &lt;i&gt;santé reproductive&lt;/i&gt; est le cheval de bataille des agences internationales onusiennes pour diffuser l’avortement au cœur des pays en voie de développement jugés trop féconds. Nous pourrions allonger cette liste…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Des mots qui tuent&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La culture de mort est de fait le vecteur de nouveaux mots, d’un discours obligé et conformiste, qui camouflent des pratiques et des ordres implacables, dans l’espoir que ce qui n’est pas nommé ne sera pas défendu et cessera rapidement d’exister. Dans la langue de l’éthiquement correct, le mot n’est plus un instrument pour désigner mais &lt;i&gt;pour interdire à certaines idées d’accéder à la conscience&lt;/i&gt;. Ce nominalisme idéologique établit un nouveau lexique se substituant à la réalité pour mieux l’asservir. Le discours bioéthique est devenu un verbiage qui dessert la vérité, une arme stratégique pour justifier le désir de transgression d’une minorité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comment débattre honnêtement avec des protagonistes qui ont autorité pour redéfinir les mots en aménageant &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; la réalité en fonction des buts qu’ils se fixent avant toute discussion ? Ils &lt;i&gt;« rêvent de bâtir une construction procédant de leur seul vouloir et de leur seule action&lt;/i&gt;, explique Michel Schooyans. &lt;i&gt;Les locuteurs s’auto-légitiment en s’appropriant le pouvoir de définir le langage et en utilisant les mots pour modeler l’homme à leur convenance, pour construire le monde et la société qui leur convient »&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1792-Ethiquement-correct-:-les-mots-pour-le-dire.html#note3&quot; title=&quot;appelnote3&quot; id=&quot;appelnote3&quot; name=&quot;appelnote3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En outre, ce nouveau code moral qui prend sa source dans des sociétés qui se proclament libres et tolérantes, sécrétera des lois qui condamneront les propos inconvenants : délit d’entrave à l’IVG, discrimination homophobe,… L’homme moderne à qui l’on dit qu’il est émancipé n’est pas celui qui agit selon un choix libre et réfléchi mais celui qui adopte les normes morales en cours. &lt;i&gt;Caesar dominus et supra grammaticam&lt;/i&gt;, le pouvoir de César s’étend même sur la grammaire, dit l’adage. Parce que &lt;i&gt;« mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »&lt;/i&gt;, selon le mot célèbre de Camus, l’Église nous invite – c’est bien tout l’objet du &lt;i&gt;Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques&lt;/i&gt; qu’elle a fait publier il y a quelque temps – à ne pas nous soumettre à cette discipline de parole et à proclamer avec courage la vérité. Une vigilance de tous les instants s’impose en effet pour scruter et ausculter ce langage conventionnel et convenu afin de dévoiler les intérêts obscurs auxquels il collabore.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;b&gt;*Pierre-Olivier Arduin&lt;/b&gt;, responsable de la Commission Bioéthique et Vie humaine pour le diocèse de Fréjus-Toulon.&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; width=&quot;50%&quot; /&gt; &lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1792-Ethiquement-correct-:-les-mots-pour-le-dire.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;Alain Claeys, &lt;i&gt;Les recherches sur le fonctionnement des cellules humaines&lt;/i&gt;, Rapport n. 3498, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, 6 décembre 2006, p. 154.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1792-Ethiquement-correct-:-les-mots-pour-le-dire.html#appelnote2&quot; title=&quot;note2&quot; id=&quot;note2&quot; name=&quot;note2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; Pierre-Louis Fagniez, &lt;i&gt;Cellules souches et choix éthiques,&lt;/i&gt; Rapport au Premier ministre, La Documentation française, 26 juillet 2006.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1792-Ethiquement-correct-:-les-mots-pour-le-dire.html#appelnote3&quot; title=&quot;note3&quot; id=&quot;note3&quot; name=&quot;note3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; Michel Schooyans, &lt;i&gt;Le Terrorisme à visage humain&lt;/i&gt;, François-Xavier de Guibert, Paris, 2006, p. 103.&lt;br /&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Téléthon : le mensonge et le sacré, par Jean-Marie Le Méné</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Fri, 08 Dec 2006 18:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;À peine le président de la République avait-il terminé son discours de soutien inconditionnel au Téléthon, rappelant que le débat n’avait pas lieu d’être, qu’un rapport parlementaire demandait d’élargir la recherche sur l’embryon et d’autoriser le clonage. Ce rapport, contrairement aux propos présidentiels, démontrait deux choses : d’une part que le débat sur ces questions n’avait jamais été clos et d’autre part que l’AFM avait pesé d’un poids très important dans les recommandations présentées. Qu’on en juge plutôt. Douze personnes ont été reçues en auditions privées, sept d’entre elles relevant de l’État, quatre sur les cinq restant relevant du Téléthon ou de l’AFM : la présidente de l’AFM, la directrice de Généthon, deux responsables d’I-Stem (premier centre français de recherches sur l’embryon financé par le Téléthon) et le directeur de Cellectis. Quant aux auditions publiques du 22 novembre 2005, nous en avions rendu compte à l’époque : tous les scientifiques invités étaient favorables au clonage (c’était avant la chute du Pr. Hwang…), en particulier la présidente du comité scientifique de l’AFM et le Pr. Peschanski, coordonnateur d’I-Stem.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le temps des mensonges&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce pavé dans la mare, au lendemain des bonnes paroles des uns ou des autres, confirme tranquillement que la loi de bioéthique de 2004 n’est en rien une sécurité, que la demande de transgression est appuyée par ceux-là mêmes qui demandent qu’on leur fasse confiance et que le débat n’est ouvert qu’à ceux qui soutiennent aveuglement l’évolution de la loi mais pas à ceux qui posent des questions. Ces constats sont purement factuels et d’ailleurs non critiqués par l’AFM. À partir du moment où ce que l’on dit est vrai mais paraît déplaisant ou déplacé, il y a intérêt à discréditer ceux qui parlent faute de pouvoir contredire leurs paroles. Comme d’habitude, nous avons donc assisté à des exercices de diabolisation où les personnes visées appartiennent, par exemple, à des légions ultra catholiques, quand ils ne sont pas des membres très influents d’institutions très conservatrices, etc. Il ne leur manque plus que d’avoir participé aux attentats du 11 septembre. Hélas ! On connaît trop cette typologie sémantique qui n’est pas avare de superlatifs, de surenchères et d’hyperboles…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux arguments qui ont souvent été repris justifient une mise au point. D’abord la minimisation des chiffres. La recherche contestée ne représenterait que 2 % de l’argent du Téléthon. La belle affaire ! La peine de mort ne coûtait pas bien cher non plus en 1981. Et pourtant, on en a discuté et on l’a abolie. Pour une question de principe. Par ailleurs, c’est faire peu de cas de la vie des embryons qui sont détruits. Effectivement la vie d’un embryon n’étant pas valorisée, elle ne « coûte » rien, elle n’a plus aucun prix. Voir certaines bonnes âmes invoquer cet argument économique a quelque chose de profondément indigne. Et puis, si le problème ne portait vraiment que sur 2 %, imagine-t-on un instant que le président de la République serait ainsi monté au créneau et que la polémique aurait pris cette ampleur ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’autre argument est un reproche : pourquoi ne pas avoir ouvert de dialogue avec l’AFM ? N’en déplaise à ceux qui le formulent, je n’ai pas attendu le journal &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; ni Mgr Dubost pour ouvrir un dialogue avec les dirigeants de l’AFM sur des questions éthiques. J’ai rencontré Bernard Barataud il y a plus de dix ans et débattu courtoisement mais en vain avec Éric Molinié. Aujourd’hui, je constate et regrette la radicalité des positions de l’AFM qui, en refusant le fléchage des dons, oblige le donateur de bonne foi et le volontaire généreux à adhérer à toutes les valeurs de l’association et donc à cautionner certains financements et positionnements qu’ils peuvent légitimement récuser en conscience. Quel choix leur reste-t-il alors ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le détournement du sacré&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le moment le plus fort de la semaine est tout de même venu du député PS, Manuel Valls, s’indignant avec virulence, devant l’Assemblée nationale, &lt;i&gt;« qu’on porte atteinte à la laïcité »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; À cet égard, on assiste à un double paradoxe intéressant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D’un côté le bloc État/Téléthon, qui édicte des dogmes : le progrès passe nécessairement par la transgression. Il exige une allégeance inconditionnelle : on soutient religieusement le Téléthon, on discutera éventuellement après s’il reste du temps. Il encense une sorte de liturgie compassionnelle : vous n’avez pas souffert (qu’en savent-ils d’ailleurs ?) donc vous ne pouvez pas comprendre. Il alimente des fantasmes : demain le clonage et les cellules souches embryonnaires nous guériront de tout. Il interdit l’esprit critique : pas un mot des thérapies cellulaires alternatives à partir des cellules souches adultes ou issues du sang de cordon ombilical qui ne posent aucun problème éthique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De l’autre, l’Église émet des doutes : il n’est pas certain que l’instrumentalisation de l’embryon soit une panacée pour guérir la myopathie. Elle pose des questions : où est le progrès de la recherche et de la médecine quand on ne fait naître que des enfants en bonne santé après élimination des embryons ou des fœtus malades ? Elle évoque des évidences biologiques : l’embryon est un membre à part entière de l’espèce humaine qui mérite notre respect même s’il est malade. Elle ramène à la raison : que devient une technique qui ne reste pas exclusivement au service de l’homme ? Est-ce parce que c’est légal que c’est moral ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En somme, on voit la société civile sombrer dans l’irrationnel en sacralisant la techno-science, en divinisant le progrès, bref en parlant le langage du mythe. Et on voit l’Église, au contraire, en appeler à la raison, à l’intelligence, à l’observation scientifique, à l’objectivité et à la compassion pour dire que la recherche et médecine doivent être humaines. Et que cette humanité est d’ailleurs la condition de son efficacité, de ses progrès et de son succès. La société civile est dans la certitude et l’intransigeance (&lt;i&gt;« il faudrait presque envisager une opération commando pour obtenir les moyens de travailler correctement sur les cellules souches embryonnaires »&lt;/i&gt; disait déjà le Pr. Peschanski en décembre 2005). L’Église est dans le doute et la nuance : n’y a-t-il pas des moyens plus respectueux, plus rapides et plus rationnels pour soulager la souffrance que de prétendre supprimer des êtres pour en sauver d’autres ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si l’Église ne tenait pas ce langage de réalité, mais qui le tiendrait ? On l’a vu, elle est la seule institution, en France, aujourd’hui capable de dérouler une anthropologie différente, cohérente et solidaire face à l’eugénisme libertaire selon Michel Onfray demandant pour les parents le &lt;i&gt;« tri cellulaire pour favoriser la configuration existentielle la plus hédoniste pour leurs enfants »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors qui manipule qui dans cette affaire ? Dire de ceux qui ne sont pas d’accord qu’ils attentent à la laïcité ne repose sur rien. C’est juste une invective.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En l’occurrence, dans ce débat, seule l’Église est vraiment laïque car elle seule refuse l’archaïsme de la sacralisation du profane — qui est la vraie menace — et elle seule réserve le sacré à ce qui doit l’être : l’homme de ses premiers instants à son dernier souffle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;*Jean-Marie Le Méné&lt;/b&gt; est le président de la Fondation Jérôme-Lejeune.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(c) Source : &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com&quot;&gt;Libertepolitique.com&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Réponses aux objections faites aux catholiques qui refusent de financer le Téléthon, par Pierre-Olivier Arduin</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Thu, 16 Nov 2006 18:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt; Après avoir étudié les réactions des instances dirigeantes de l’AFM et des divers courriers qui lui ont été adressées, la Commission Bioéthique et Vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon tient à répondre aux six principales objections faites aux catholiques qui, &lt;i&gt;en conscience&lt;/i&gt;, veulent s’abstenir de participer au Téléthon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBJECTION N° 1&lt;br /&gt; &lt;b&gt;L’Église par cette prise de position ne prend pas en compte la souffrance des enfants atteints par des maladies particulièrement dramatiques. Elle s’oppose à la recherche.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’Église a toujours encouragé la science pour hâter la guérison des malades. Le cœur de son message est la sollicitude absolue envers ceux qui souffrent et qui sont frappés par la maladie, fussent-ils à l’état embryonnaire. La véritable compassion comme son étymologie l’indique — souffrir avec — commande d’accompagner les malades et de ne pas se dérober à notre responsabilité face à la faiblesse d’autrui. Cette compassion, si elle ne veut pas dégénérer en pitié fallacieuse, considère tout être humain comme ayant une dignité infinie. À aucun moment, la vie humaine peut être sacrifiée parce que certains estiment qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue. C’est l’exact inverse qui est vrai : l’accueil et les soins prodigués sont d’autant plus inconditionnels que l’être humain est vulnérable et fragile &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#note1&quot; title=&quot;appelnote1&quot; id=&quot;appelnote1&quot; name=&quot;appelnote1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est pourquoi l’Église souhaite que la recherche soit justement plus efficace au service des malades atteints par des maladies génétiques. Jusqu’à présent on a mis en avant les cellules souches embryonnaires, alors qu’il est montré qu’elles sont cancérigènes comme le confirment toutes les études animales, dont la plus récente remonte au mois d’octobre &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#note2&quot; title=&quot;appelnote2&quot; id=&quot;appelnote2&quot; name=&quot;appelnote2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;. De plus, il n’y a pas eu une seule avancée thérapeutique dans ce domaine en Angleterre par exemple, où cette recherche sur les embryons est autorisée depuis 15 ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bien au contraire, la recherche sur les cellules souches adultes ou dans le sang du cordon ombilical engrange des résultats inattendus publiés dans les plus prestigieuses revues médicales et scientifiques. L’Église veut que l’État promeuve ces thérapies efficaces : certains pays en ont fait leur fer de lance pour une médecine très innovante tout en restant pleinement humaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plusieurs diocèses dont celui de Fréjus-Toulon sont en contact avec l’équipe de Newcastle &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#note3&quot; title=&quot;appelnote3&quot; id=&quot;appelnote3&quot; name=&quot;appelnote3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; qui a découvert dans le sang du cordon des nouveau-nés des cellules souches qui ont les mêmes potentialités de plasticité que les cellules embryonnaires sans présenter de risque de cancérogenèse. Ces chercheurs viendront prochainement à l’invitation de certains évêques exposer leurs travaux en France. Nous tenons à votre disposition un document répertoriant toutes les recherches avec cellules souches adultes qui en sont déjà au stade de la thérapie sur l’homme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBJECTION N° 2&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vous dites que l’embryon est un être humain, mais cela c’est votre foi.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le fait de dire que l’embryon humain est un être humain n’est absolument pas une position confessionnelle. Bien au contraire, c’est un avis qui se base à la fois sur l’observation scientifique et qui argumente à partir de la raison commune à nous tous. D’ailleurs, toutes les prises de position éthiques de l’Église dans le domaine du respect de la vie ne s’adressent pas qu’aux catholiques car il ne s’agit pas d’une perspective de foi : la vie humaine est bien une valeur que chacun peut saisir à la lumière de la raison et qui concerne nécessairement tout le monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dès que l’ovule est fécondé se trouve inaugurée la vie d’une nouvel être humain qui va se déployer graduellement grâce au programme génétique fixé dès la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule. Le respect de la vie de l’enfant à l’état embryonnaire est ainsi l’un des biens les plus précieux de toute société moderne. Ne vient-on pas d’apprendre que plus de 66 % des Français dans une consultation à une émission télévisée pensent que l’embryon est un être humain &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#note4&quot; title=&quot;appelnote4&quot; id=&quot;appelnote4&quot; name=&quot;appelnote4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt;?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBJECTION N° 3&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Ne voyez-vous pas cet élan de générosité exceptionnelle ? Il ne faut pas le réprimer.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On a raison de parler de générosité merveilleuse et de dévouement exceptionnel. Les Français, au cours de leur histoire, ont toujours montré leur attachement à la protection des plus faibles. Le nom de commune le plus porté en France est celui de saint Martin, cet homme qui a voulu couper son manteau en deux pour vêtir un mendiant qui grelottait de froid. C’est révélateur de l’âme des Français. Le Téléthon s’est inscrit dans cet amour que nous avons pour les plus fragiles. Mais cette fin ne justifie pas tous les moyens, et en particulier l’instrumentalisation de l’embryon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne faut pas créer de discrimination entre vie et vie, entre la vie du jeune embryon et la vie de celui qui est né, au mépris de la dignité propre à chacun. En fait, nous proposons une éthique qui englobe à la fois l’embryon et les malades sans qu’il soit nécessaire de sacrifier les uns ou les autres. Une éthique de la vulnérabilité qui prenne en compte toute la complexité de la situation, et non une éthique de la fin qui justifie les moyens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBJECTION N° 4&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vous récusez ces pratiques, d’accord. Mais la loi le permet.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La loi permet en effet l’expérimentation sur les embryons puisque les décrets l’autorisant ont été publiés en février 2006. Mais cela ne suppose pas l’abdication de sa conscience morale devant la loi civile : c’est la loi éthique universelle du respect de la vie humaine qui est la norme de la loi civile elle-même. Toute loi attentatoire à la vie ne peut obliger en conscience, et c’est pourquoi la loi française permet dans tous ces cas d’exercer son droit à l’objection de conscience.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aucun médecin n’est obligé de pratiquer un avortement alors qu’il est tenu, sous peine de grave manquement déontologique, d’accoucher une femme sur le point de donner naissance à un enfant. La loi prend en compte l’abîme moral qui sépare ces deux situations en protégeant la liberté de conscience. Sans compter que la loi actuelle sur la recherche embryonnaire a été adoptée par les parlementaires avec beaucoup de conditions (à titre dérogatoire, pour 5 ans, etc.) comme si le législateur lui-même l’avait écrite pris par le doute et en tremblant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans le cas qui nous occupe, chacun doit avoir la garantie que sa participation financière à un événement comme le Téléthon ne génère aucun projet scientifique incluant la destruction d’embryons que la conscience humaine universelle réprouve. Cette objection de conscience est un droit qui est protégé par les plus hautes autorités juridiques des institutions européennes et françaises.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBJECTION N° 5&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vous attaquez le Téléthon sur la question du DPI : mais celui-ci est remboursé par la Sécurité sociale depuis déjà plusieurs années.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est vrai que ce n’est pas tellement la question financière qui nous occupe ici puisque le DPI est remboursé par la Sécurité sociale. Ce qui nous gêne profondément est d’abord que les instances dirigeantes du Téléthon aient pu se féliciter en 2000 d’avoir pu obtenir par leur militantisme — c’est le mot employé dans le communiqué de l’AFM &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#note5&quot; title=&quot;appelnote5&quot; id=&quot;appelnote5&quot; name=&quot;appelnote5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt; — l’autorisation des décrets d’État concernant le DPI qui aboutit au tri sélectif d’embryons. D’autre part, la mise en scène des bébéthons, ces derniers étant évidemment en bonne santé puisque n’ayant jamais été malades, et qui ne sont que les survivants de ce tri embryonnaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avons-nous conscience de l’ambiguïté de ces pratiques ? D’un côté, nous voulons montrer toute notre compassion aux malades et de l’autre nous faisons tout pour que la loi permette de les dépister avant leur naissance. Bref, nous demandons à la société de leur éviter de naître. Quelle contradiction ! Les personnes malades elles-mêmes en souffrent : quelle violence à leur égard ! C’est leur dire : vous êtes bien présente et membre de la communauté humaine, mais si nous avions pu, nous aurions tout fait pour vous empêcher de naître. Que penser d’une médecine qui veut soigner la maladie en supprimant les malades ? de quel côté est l’obscurantisme dont on nous accable ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBJECTION N° 6&lt;br /&gt; &lt;b&gt;L’AFM est une association laïque : pourquoi l’Église et les catholiques s’invitent-ils dans ce débat ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est bien parce que l’AFM affirme que son engagement repose sur la laïcité qu’elle se doit d’écouter et d’accueillir avec sérénité une réflexion éthique qui engage la raison. Car c’est bien la raison de chacun que l’Église veut aider ici à mieux accomplir ce pour quoi elle est faite : reconnaître ce qui est juste ici et maintenant, et le mettre en œuvre. Les catholiques proposent un dialogue franc pour nourrir les consciences. Ils veulent contribuer à faire grandir la perception intuitive que nous avons tous concernant le respect de la vie des plus faibles. C’est d’ailleurs un devoir d’apporter cette contribution — en travaillant à ouvrir les intelligences et les cœurs — pour assainir la source des dérives actuelles, en faisant tout pour expliciter au mieux ces exigences éthiques pour qu’elles soient compréhensibles et réalisables.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est donc l’occasion de réfléchir sereinement pour instaurer une société toujours plus juste et respectueuse des plus petits. Car chacun sait que le degré d’humanité de notre civilisation dépend de la considération que nous avons à leur égard.&lt;br /&gt; © &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Libertepolitique.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;b&gt;* Pierre-Olivier Arduin&lt;/b&gt; est responsable de la commission Bioéthique et Vie humaine pour le diocèse de Fréjus-Toulon.&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;font color=&quot;#CC3300&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour en savoir plus :&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; ■ « Téléthon : la mise en garde du diocèse de Fréjus-Toulon fait des vagues », &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1729-Telethon-2006-%3A-la-mise-en-garde-du-diocese-de-Frejus-Toulon-fait-des-vagues.html&quot;&gt;&lt;i&gt;Décryptage&lt;/i&gt;, 10 novembre 2007&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; ■ Les éléments publiés par le diocèse de Toulon sur son &lt;a href=&quot;http://diocese-frejus-toulon.com/Il-n-est-plus-possible-de.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; ■ La &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/societe/216208.FR.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;réaction&lt;/a&gt; de l’AFM dans &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; et sa &lt;a href=&quot;http://info.telethon.fr/ewb_pages/p/presse.php?PHPSESSID=062fb061c2ac6be4b38abd4f6e09d92a&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;réponse officielle&lt;/a&gt; au diocèse du Var&lt;br /&gt; ■ Vous voulez soutenir une oeuvre qui finance des programmes de recherche contre tous les handicaps dans le respect de toute vie humaine ? Vous pouvez faire un don à la &lt;a href=&quot;http://www.fondationlejeune.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fondation Jérôme-Lejeune&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;table style=&quot;margin-left: 25px&quot;&gt;&lt;/table&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;b&gt;Notes&lt;/b&gt;&lt;/small&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; width=&quot;50%&quot; /&gt; &lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Jean-Paul II, &lt;i&gt;Evangelium vitæ&lt;/i&gt; n. 63 : « L’Église est proche des époux qui, avec une grande angoisse et une grande souffrance, acceptent d’accueillir les enfants gravement handicapés ; elle est aussi reconnaissante à toutes les familles qui, par l’adoption, accueillent les enfants qui ont été abandonnés par leurs parents en raison d’infirmités ou de maladies. »&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; Roy N., Cleren C., Goldman S., &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; “Functional engraftment of human ES cell-derived dopaminergic neurons enriched by culture with telomerase immortalized midbrain astrocytes. &lt;i&gt;Nature Medecine&lt;/i&gt;, published online, 22 October 2006; doi:10.1038/nm1495.”&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;McGuckin CP, Forraz N, Baradez NO, et al. “Production of stem cells with embryonic characteristics from human umbilical cord blood.” &lt;i&gt;Cell Prolif 2005&lt;/i&gt; ; 38: 245-55.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt; LCI, 13 novembre 2006.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1732-Reponses-aux-objections-faites-aux-catholiques-qui-refusent-de-financer-le-Telethon.html#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt; Communiqué de presse, AFM, 30/11/2000.&lt;br /&gt;&lt;/small&gt;
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<title>Téléthon 2006 : la mise en garde du diocèse de Fréjus-Toulon fait des vagues</title>
<link>http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/archive/2007/11/14/telethon-2006-la-mise-en-garde-du-diocese-de-frejus-toulon-f.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 14:35:00 +0100</pubDate>
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«Il n’est plus possible de participer au Téléthon», c’est l’avis très net diffusé sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon, un avis courageux qui, une fois connu, a soulevé une mini-tempête médiatique (cf. infra). &lt;i&gt;«Retour au Moyen Âge»&lt;/i&gt; s’indigne l’AFM dans le quotidien &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; (10 nov.). Certes, le communiqué n’engage qu’un organe consultatif. Il est signé par la commission bioéthique de “l’Observatoire socio-politique” du diocèse. Et le scandale qu’il a provoqué a immédiatement entraîné des prises de distance : &lt;i&gt;«Texte en débat»&lt;/i&gt; dit-on à l’évêché &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1729#note1&quot; title=&quot;appelnote1&quot; id=&quot;appelnote1&quot; name=&quot;appelnote1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;. Mais il est signé par le responsable de la formation en bioéthique du diocèse, Pierre-Olivier Arduin, et il est l’expression de fidèles laïcs investis d’une responsabilité institutionnelle : ces chrétiens osent invoquer leur liberté de conscience pour témoigner de leur opposition à une démarche éthique et médicale trop ambiguë pour être soutenue (dépistage conduisant à l’élimination des embryons malades). Et leurs arguments n’ont pas été réfutés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le jugement des catholiques sur l’éthique du Téléthon n’est pas nouveau. L’AFM le reconnaît. De nombreux chercheurs et médecins ont tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps (voir le &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1722-Telethon-2006-%3A-transgression-ethique-en-direct.html&quot;&gt;dossier&lt;/a&gt; de la Fondation Jérôme-Lejeune dans nos colonnes). Mais il est significatif que ce soit une prise de parole catholique appelant publiquement à une véritable objection de conscience qui provoque le tollé. La liberté de penser, passe encore, mais celle de dire, d’agir et même de s’abstenir existe-t-elle encore pour les catholiques ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est la preuve en tout cas que l’Église peut encore se faire entendre lorsqu’elle le veut, même au prix d’un procès médiatique. Ce n’est pas le moment de faire machine arrière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Fondation de service politique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; width=&quot;50%&quot; /&gt; &lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1729#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Lire le &lt;a href=&quot;http://diocese-frejus-toulon.com/Il-n-est-plus-possible-de.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt; du directeur de la Communication du diocèse en postface de l’avis de la commission Bioéthique.&lt;br /&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p style=&quot;border: 1px solid #cc3300; padding: 10px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#CC3300&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;big&gt;«Il n’est plus possible de participer au Téléthon»&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; DANS QUELQUES SEMAINES se tiendra le fameux Téléthon sur lequel notre Commission souhaite apporter un éclairage éthique. S'il ne nous appartient pas de juger les Français dont l'élan annuel de générosité et de solidarité est bien souvent sincère, disons tout de suite qu'il ne semble plus possible aujourd'hui de participer au financement de ce grand show médiatique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le philosophe Jean-Claude Guillebaud avait dès 2003 tiré la leçon de nos ambiguïtés : &lt;i&gt;«Avons-nous conscience de l'ambivalence de nos choix ? Nous affichons une compassion envers les personnes souffrant de handicaps, de maladies génétiques, et nous les soutenons, y compris matériellement, dans des manifestations médiatiques spectaculaires du type Téléthon, et simultanément nous demandons aux médecins de se dépenser sans compter pour essayer de dépister ces personnes avant leur naissance ; nous leur demandons en somme de nous aider à leur éviter de naître.»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous savons en effet que c'est l'AFM (Association française contre les myopathies), organisatrice du Téléthon, qui a obtenu par son militantisme la publication des décrets d'État concernant le diagnostic pré-implantatoire (DPI) dont l'objectif est de trier les embryons pour éliminer ceux qui sont malades. Le DPI est venu appuyer le diagnostic prénatal (DPN) dans une grande stratégie eugéniste mise en scène de manière triomphale : les “bébéthons” — qui sont sains parce que n'ayant jamais été malades — ne sont que les survivants d'avortements programmés &lt;i&gt;in vitro&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;in utero&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Déployant cette logique mortifère jusqu'au bout, les nouvelles orientations de la recherche biomédicale promue par les organisateurs consistent à développer les expérimentations sur les embryons humains tout en persévérant dans un lobbying auprès des responsables politiques pour que le clonage soit rapidement dépénalisé.&lt;br /&gt; C'est en 2004 que s'opère ce nouveau tournant, puisque cette année-là, le Téléthon permet de financer le tout nouvel Institut de recherche dédié aux cellules souches embryonnaires, l'I-STEM. Ceci est doublement contestable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'abord, sur le plan de la pure vérité scientifique qui vient d'éclater à Rome lors du congrès tenu sur les cellules souches adultes, sous l'égide de l'Académie pontificale pour la Vie, associée à la Fondation Jérôme-Lejeune et à la Fédération internationale des médecins catholiques. Des scientifiques du monde entier réunis par l'Église ont pu faire part des progrès étonnants réalisés dans le domaine des cellules souches non embryonnaires, à tel point que ce colloque à été relayé par toute la presse française, sidérée de la désinformation qui régnait jusqu'alors. En Angleterre par exemple, pas une avancée ou le moindre début de résultat à se mettre sous la dent en quinze années d'autorisation de clonage dit thérapeutique et de recherche sur les cellules souches de l'embryon. Sans compter les observations d'instabilité de l'ADN et de prolifération tumorale anarchique décrites dans les expériences animales !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pendant ce temps, les découvertes inattendues s'engrangent avec les cellules de la moelle osseuse, de cordon de bébé, de l'épithélium olfactif, même le dogme de l'absence de cellules souches au sein du cerveau adulte et de leurs populations neuronales vient de tomber. Mais le point essentiel est bien que le droit fondamental et primordial à la vie de l'enfant embryonnaire dès sa conception est intangible ainsi que l'a rappelé Benoît XVI aux congressistes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or, dans le cas d'un principe qui n'admet ni dérogation, ni exception, ni compromis, les chrétiens doivent comprendre qu'est en jeu l'essence de l'ordre moral de la société et que leur engagement n'en devient que plus évident. Ils ne peuvent coopérer au mal mais doivent précisément s'y opposer. Le Saint-Siège ne vient-il pas nous conforter en rompant totalement ses soutiens financiers à Amnesty International parce que le bureau de direction avait voté la promotion du droit à l'avortement dans le monde ?&lt;br /&gt; N'avait-il pas fait de même dans les années 90 lorsque Jean-Paul II avait décidé de stopper toute aide matérielle à l'Unicef qui finançait des programmes de santé en faveur des « droits reproductifs » ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, &lt;i&gt;«l'opposition est frontale et définitive à la recherche détruisant des embryons humains»&lt;/i&gt; selon l'expression forte de Mgr Sgreccia, président le l'Académie pontificale pour la Vie. Mais parce que les résultats scientifiques sont là comme pour conforter la cohérence éthique du magistère de l'Eglise - &lt;i&gt;«la recherche sur les cellules souches somatiques mérite l'approbation et l'encouragement quand se conjuguent heureusement ensemble le savoir scientifique, la technologie la plus avancée et l'éthique qui postule le respect de l'être humain à chaque stade de son existence»&lt;/i&gt; a pu déclarer Benoît XVI — , l'appel est d'ores et déjà lancé pour un engagement et une collaboration &lt;i&gt;«des forces économiques qui sont intéressées»&lt;/i&gt; pour le développement d'une médecine régénérative moderne et éthique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pierre-Olivier Arduin&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;font color=&quot;#CC3300&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour en savoir plus :&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; ■ Les éléments publiés par le diocèse de Toulon sur son &lt;a href=&quot;http://diocese-frejus-toulon.com/Il-n-est-plus-possible-de.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; ■ La &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/societe/216208.FR.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;réaction&lt;/a&gt; de l’AFM dans &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; et sa &lt;a href=&quot;http://info.telethon.fr/ewb_pages/p/presse.php?PHPSESSID=062fb061c2ac6be4b38abd4f6e09d92a&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;réponse officielle&lt;/a&gt; au diocèse du Var&lt;br /&gt; ■ Vous voulez soutenir une oeuvre qui finance des programmes de recherche contre tous les handicaps dans le respect de toute vie humaine ? Vous pouvez faire un don à la &lt;a href=&quot;http://www.fondationlejeune.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fondation Jérôme-Lejeune&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;table style=&quot;margin-left: 25px&quot;&gt;&lt;/table&gt; &lt;br /&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/archive/2007/11/14/telethon-2006-transgression-ethique-en-direct-par-la-fondati.html</guid>
<title>Téléthon 2006 : transgression éthique en direct, par la Fondation Jérôme-Lejeune</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Fri, 03 Nov 2006 14:40:00 +0100</pubDate>
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L'année 2006 marque la vingtième édition du Téléthon. Pour la première fois, le Téléthon bénéficiera cette année de trente heures de télévision en direct. Pourtant de plus en plus de personnes refusent d'être impliquées dans une vaste opération qui les invite à transgresser les règles éthiques fondamentales. Sans mettre en doute la bonne volonté de nombreux participants et le succès de certaines réalisations du Téléthon, nous répondons avec transparence à ceux qui nous interrogent. Quand le Téléthon se réjouit d'avoir mené depuis vingt ans, &lt;i&gt;&quot;la bataille de la citoyenneté des personnes en situation de handicap longtemps exclues de notre société&quot;&lt;/i&gt;, interrogeons-nous : qu'en est-il ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;I- CERTAINES RECHERCHES SONT CONTRAIRES AU RESPECT DE LA VIE HUMAINE&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;1/ L'utilisation des embryons pour la recherche : l'Institut I-STEM&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Téléthon a permis de financer la création du premier centre français de test à grande échelle des recherches sur l'embryon humain : l'Institut I-STEM. Rappelons que la recherche sur les embryons humains ne signifie pas qu'on envisage de guérir des embryons malades. Mais cela signifie qu'on prélève des cellules de l'embryon (que l'on détruit) pour les utiliser comme matériau de recherche. I-Stem est dirigé par le Pr. Marc Peschanski.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La loi de bioéthique de 2004 autorise les recherches sur les embryons &lt;i&gt;«surnuméraires, dépourvus de projet parental»&lt;/i&gt;. Mais en attendant les décrets d'application de la loi, certains chercheurs financés par le Téléthon s'impatientaient. Ils ont donc obtenu, en février 2005, des ministres de la Santé et de la Recherche, des autorisations spéciales d'importer des cellules embryonnaires pour pouvoir commencer sans attendre les recherches au sein d'I-STEM &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note1&quot; title=&quot;appelnote1&quot; id=&quot;appelnote1&quot; name=&quot;appelnote1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;. Une autre autorisation a été signée en septembre 2005 &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note2&quot; title=&quot;appelnote2&quot; id=&quot;appelnote2&quot; name=&quot;appelnote2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En juin 2006, les premières autorisations effectives de recherche sur l'embryon humain sont signées en France. Ainsi la 1ere équipe qui tentera en France de créer des lignées de cellules à partir d'embryons humains est codirigée par M. Peschanski et S. Viville.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;2/ La sélection des embryons sur critères génétiques : le Diagnostic pré-implantatoire (DPI)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2006, le Téléthon se félicite d'une de ses grandes &quot;victoires&quot; depuis 20 ans : &lt;i&gt;&quot;Grâce au conseil génétique et aux possibilités de diagnostic anténatal, des familles frappées par la maladie peuvent s'agrandir&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note3&quot; title=&quot;appelnote3&quot; id=&quot;appelnote3&quot; name=&quot;appelnote3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;.&quot; Qu'en est-il ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des équipes de scientifiques financées par le Téléthon utilisent la méthode de sélection des embryons d'après leurs caractéristiques génétiques dénommée diagnostic pré-implantatoire. Quand un couple est porteur d'une maladie génétique, on lui propose de faire une fécondation &lt;i&gt;in vitro&lt;/i&gt;, puis de rechercher sur les embryons obtenus ceux qui sont porteurs de la maladie et ceux qui ne le sont pas. Seul l’embryon qui n'est pas porteur de la maladie est réimplanté, les autres sont détruits. Ainsi est né le petit Valentin (en bonne santé évidemment) et sont morts ses frères et sœurs au stade embryonnaire. Cette annonce a été le moteur médiatique de la campagne du Téléthon 2000 &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note4&quot; title=&quot;appelnote4&quot; id=&quot;appelnote4&quot; name=&quot;appelnote4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt;. On a pu lire en effet que &lt;i&gt;«l’AFM a partiellement à son actif de grands succès thérapeutiques&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note5&quot; title=&quot;appelnote5&quot; id=&quot;appelnote5&quot; name=&quot;appelnote5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt;», notamment &lt;i&gt;«la naissance en France du premier enfant en bonne santé à la suite d’un diagnostic préimplantatoire (DPI)&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note6&quot; title=&quot;appelnote6&quot; id=&quot;appelnote6&quot; name=&quot;appelnote6&quot;&gt;[6]&lt;/a&gt;». Or les enfants rescapés de ce tri embryonnaire ne sont pas guéris car ils n’ont jamais été soignés car ils n'ont jamais été malades. C’est donc une triple contre-vérité. L’opinion publique est persuadée à tort que si Valentin est en bonne santé, c’est grâce au Téléthon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est le lobbying de l'AFM auprès de l'Etat qui a obtenu le décret d'application du diagnostic pré-implantatoire. Eric Molinié, ancien président de l’AFM, s’en explique : &lt;i&gt;«Par exemple, en 1997, nous avons adopté une résolution sur le diagnostic pré-implantatoire (DPI) pour demander au gouvernement de voter les décrets d’application de la loi sur la bioéthique le concernant&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note7&quot; title=&quot;appelnote7&quot; id=&quot;appelnote7&quot; name=&quot;appelnote7&quot;&gt;[7]&lt;/a&gt;.» En 2000, après la naissance du 1er bébé obtenu après DPI, l'association se réjouit : &lt;i&gt;«Ce résultat [...] récompense le militantisme de l'AFM sur ce sujet&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note8&quot; title=&quot;appelnote8&quot; id=&quot;appelnote8&quot; name=&quot;appelnote8&quot;&gt;[8]&lt;/a&gt;.»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;3/ La recherche qui utilise des fœtus avortés&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des travaux sur les maladies de Parkinson et de Huntington entraînent des greffes de cellules neurales extraites de fœtus avortés. Il faut en général utiliser de 3 à 10 fœtus pour un patient &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note9&quot; title=&quot;appelnote9&quot; id=&quot;appelnote9&quot; name=&quot;appelnote9&quot;&gt;[9]&lt;/a&gt; et il s'agit de fœtus dont les cellules neurales ne sont pas encore mortes pour que la greffe réussisse. Un essai pour la maladie de Huntington fut réalisé sur cinq patients en 2000, un autre portant sur 100 patients a démarré en 2002 &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note10&quot; title=&quot;appelnote10&quot; id=&quot;appelnote10&quot; name=&quot;appelnote10&quot;&gt;[10]&lt;/a&gt;. Dès 2002 l’équipe annonce qu'elle manque de cellules fœtales, &lt;i&gt;«cherche de nouvelles sources de cellules pour les greffes et espère notamment pouvoir expérimenter sur les cellules souches embryonnaires humaines&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note11&quot; title=&quot;appelnote11&quot; id=&quot;appelnote11&quot; name=&quot;appelnote11&quot;&gt;[11]&lt;/a&gt;». Cette recherche fait partie des quelques programmes très médiatisés par l'association.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;II- L'AFM SOUTIENT LE LOBBYING POUR OBTENIR LE CLONAGE HUMAIN&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En décembre 2005 le Pr Peschanski a déclaré : &lt;i&gt;«La situation actuelle est désespérante et il faudrait presque envisager une opération commando pour obtenir les moyens de travailler correctement sur les cellules souches embryonnaires»&lt;/i&gt; (Le Point, 01/12/05).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2005 une proposition de loi demandant d’autoriser le clonage pour la recherche a été déposée au Sénat et une autre à l'Assemblée. Celle-ci est soutenue par quatre scientifiques dont le Pr. Peschanski qui déclare : &lt;i&gt;« Maintenant il faut changer la loi très vite parce qu’autrement, nous aurons cinq ans de retard. On a vraiment besoin de cette technique puisqu’elle est jouable&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note12&quot; title=&quot;appelnote12&quot; id=&quot;appelnote12&quot; name=&quot;appelnote12&quot;&gt;[12]&lt;/a&gt;. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En novembre 2005, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a organisé des auditions publiques en vue de rédiger un rapport sur les cellules souches et le clonage. L’introduction a été confiée à Ketty Schwartz, présidente du conseil scientifique de l’AFM, vice-présidente du conseil d’administration de l’Inserm, ancien membre du Comité consultatif national d'éthique. Elle a donné le ton : il faut autoriser le clonage puisque le Pr Hwang a annoncé en Corée qu'il y était parvenu. (Depuis les résultats coréens ont été reconnus frauduleux.)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lors de ces auditions, les chercheurs reconnaissent qu'on ne trouvera pas de thérapie grâce au clonage, mais le Pr Peschanski explique que le clonage est indispensable pour les industries cosmétiques : &lt;i&gt;&quot;De la même façon, pour la cosmétique, il est relativement difficile d'examiner au long cours l'effet de pommades pour la peau et en particulier dans les systèmes bien organisés. [...] Au travers d'une transposition nucléaire (clonage - Ndlr)) à partir de quelqu'un présentant ces caractéristiques [...] un modèle aurait pu être testé par les industriels de la cosmétique. Il s'agit évidemment de marchés considérables. [...] Le fait de posséder des modèles qui soient de véritables modèles humains sur lesquels tester ces médicaments ou ces produits cosmétiques est d'une importance considérable.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, le dernier argument en faveur du clonage est de cloner des embryons malades pour mieux les étudier. C'est donc la première fois dans l'histoire française que des médecins projettent de créer volontairement des hommes, malades, sur mesure.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces auditions avaient pour but : &lt;blockquote&gt;- d'obtenir les décrets d'application d'autorisation de recherche sur les embryons humains de toute urgence,&lt;br /&gt; - de faire disparaître de la loi de bioéthique 2004 les quelques restrictions prévues : ne plus limiter les recherches à 5 ans ni aux seuls essais thérapeutiques, et ne plus subordonner l'accord pour ces essais à l'absence d'alternatives éthiques,&lt;br /&gt; - d'obtenir au plus vite l'autorisation de faire de la recherche sur les embryons rejetés à la suite d'un DPI,&lt;br /&gt; - d'obtenir l'autorisation de clonage dans la loi française.&lt;/blockquote&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;III-LES PERSONNES HANDICAPEES SONT EBRANLEES EN DECOUVRANT L'ENVERS DU DECOR&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;1/ Les «bébéthons» (survivants de l’avortement) ont servi à l’appel à la générosité du public&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Déjà le Pr. Jacques Testart avait mis en garde : &lt;i&gt;«La mise en scène triomphaliste de victoires toujours promises sur le malheur est un argument qui ne correspond pas à la rigueur scientifique. Le Téléthon a d’abord présenté des enfants myopathes, appelant à la solidarité des téléspectateurs. Après quelques années, on a pu voir apparaître à l'écran des enfants heureux d’être normaux dont l’existence était annoncée comme consécutive à la générosité du public : ces “bébéthons” étaient en réalité les survivants du diagnostic prénatal, lequel les avait démontrés normaux in utero malgré leur conception par des «couples à risques&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note13&quot; title=&quot;appelnote13&quot; id=&quot;appelnote13&quot; name=&quot;appelnote13&quot;&gt;[13]&lt;/a&gt;.»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;2/ Les personnes handicapées réagissent face à ce qu’elles perçoivent comme une violence à leur encontre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Trois témoignages : &lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;«Si on me dit que l’association française contre les myopathies va se consacrer au dépistage anténatal dans un but de favoriser l’élimination prénatale, j’arrête tout de suite de donner et de me mobiliser».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; «J’émets une grande réserve quant aux “bébéthons” car on croit que c’est grâce à la recherche qu’ils ont guéri alors qu’ils sont le fruit d’une sélection ; et l’avortement thérapeutique en a fait disparaître bien d’autres. D’où la question : “Et si mes parents m’avaient avorté ?” Je suspecte la recherche scientifique d’être utilisée, non pas pour la recherche thérapeutique, mais pour une suppression des malades».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; «En regardant une émission sur le Téléthon, j’ai compris. Il y avait toujours une kyrielle de beaux bébés qu’ils appelaient les “bébés miracles du Téléthon”. […] Dans le bouquin, [sur l’aventure du Généthon] on pouvait lire que grâce au progrès, on pouvait empêcher les enfants de souffrir en ne les faisant pas naître… J’étais révoltée d’avoir envoyé de l’argent pour ça&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note14&quot; title=&quot;appelnote14&quot; id=&quot;appelnote14&quot; name=&quot;appelnote14&quot;&gt;[14]&lt;/a&gt;.»&lt;/blockquote&gt; &lt;b&gt;3/« L'AFM a toujours eu comme politique de se conformer à la loi, et rien qu'à la loi &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note15&quot; title=&quot;appelnote15&quot; id=&quot;appelnote15&quot; name=&quot;appelnote15&quot;&gt;[15]&lt;/a&gt; »&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’influence de l'association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon, est importante dans la politique de recherche de l'Etat. Mais ce pouvoir n'a pas de contrepoids éthique suffisant. En effet les seules prétentions éthiques de l'AFM sont de se conformer à la loi, même quand celle-ci ne respecte pas la vie humaine avant la naissance. Il suffit alors à l'AFM d'orienter la loi selon ses objectifs, ce qu'elle fait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Interrogée en décembre 2005 sur les critiques de la Fondation Jérôme Lejeune à l'encontre du Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM, répond : &lt;i&gt;&quot;Je comprends très bien qu'on puisse contester nos travaux pour des raisons philosophiques ou religieuses. Mais que ce soit à propos du diagnostic pré-implantatoire ou des cellules souches embryonnaires, les équipes scientifiques financées par le Téléthon respectent la loi&lt;/i&gt; [...]&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#note16&quot; title=&quot;appelnote16&quot; id=&quot;appelnote16&quot; name=&quot;appelnote16&quot;&gt;[16]&lt;/a&gt;.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source : &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com&quot;&gt;Libertepolitique.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;small&gt;&lt;b&gt;Notes&lt;/b&gt;&lt;/small&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; width=&quot;50%&quot; /&gt; &lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote1&quot; title=&quot;note1&quot; id=&quot;note1&quot; name=&quot;note1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 18 février 2005 ; &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 19 février 2005 ; “Actualités de l'Institut de myologie”, 4 mars 2005 (in &lt;i&gt;Orphanews&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote2&quot; title=&quot;note2&quot; id=&quot;note2&quot; name=&quot;note2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Le Quotidien du Médecin&lt;/i&gt;, 2 septembre 2005.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote3&quot; title=&quot;note3&quot; id=&quot;note3&quot; name=&quot;note3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; Communiqué de presse, AFM, 18/9/2006.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote4&quot; title=&quot;note4&quot; id=&quot;note4&quot; name=&quot;note4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt; Communiqué de presse, AFM, 30/11/2000.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote5&quot; title=&quot;note5&quot; id=&quot;note5&quot; name=&quot;note5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 9 décembre 2000.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote6&quot; title=&quot;note6&quot; id=&quot;note6&quot; name=&quot;note6&quot;&gt;[6]&lt;/a&gt; Communiqué de presse AFM Téléthon 2000.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote7&quot; title=&quot;note7&quot; id=&quot;note7&quot; name=&quot;note7&quot;&gt;[7]&lt;/a&gt; Eric Molinié, in &lt;i&gt;La bioéthique, foire aux fantasmes&lt;/i&gt;, 2001.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote8&quot; title=&quot;note8&quot; id=&quot;note8&quot; name=&quot;note8&quot;&gt;[8]&lt;/a&gt; Communiqué de presse, AFM, 30/11/2000.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote9&quot; title=&quot;note9&quot; id=&quot;note9&quot; name=&quot;note9&quot;&gt;[9]&lt;/a&gt; Rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du 24/02/2000.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote10&quot; title=&quot;note10&quot; id=&quot;note10&quot; name=&quot;note10&quot;&gt;[10]&lt;/a&gt; http://www.afm-france.org, les essais cliniques en cours soutenus par l'AFM (09/ 2005).&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote11&quot; title=&quot;note11&quot; id=&quot;note11&quot; name=&quot;note11&quot;&gt;[11]&lt;/a&gt; Repères (journal de l’INSERM), mars 2002.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote12&quot; title=&quot;note12&quot; id=&quot;note12&quot; name=&quot;note12&quot;&gt;[12]&lt;/a&gt; AFP, 20 mai 2005.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote13&quot; title=&quot;note13&quot; id=&quot;note13&quot; name=&quot;note13&quot;&gt;[13]&lt;/a&gt; Jacques Testart, &lt;i&gt;Des hommes probables&lt;/i&gt;, Seuil, 1999.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote14&quot; title=&quot;note14&quot; id=&quot;note14&quot; name=&quot;note14&quot;&gt;[14]&lt;/a&gt; Danielle Moyse et Nicole Diederich, &lt;i&gt;Les Personnes handicapées face au diagnostic prénatal&lt;/i&gt;, Erès, 2001.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote15&quot; title=&quot;note15&quot; id=&quot;note15&quot; name=&quot;note15&quot;&gt;[15]&lt;/a&gt; Eric Molinié, ancien président de l’AFM, in &lt;i&gt;La Bioéthique, foire aux fantasmes&lt;/i&gt;, 2001.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1722#appelnote16&quot; title=&quot;note16&quot; id=&quot;note16&quot; name=&quot;note16&quot;&gt;[16]&lt;/a&gt; &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, 02-03 décembre 2005.&lt;/small&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
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<title>Eclairage éthique sur le Téléthon 2005, par la Fondation Jérôme-Lejeune</title>
<link>http://objectiondeconscience-telethon.hautetfort.com/archive/2007/11/14/eclairage-ethique-sur-le-telethon-2005-par-la-fondation-jero.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Un blog de la Fondation de Service politique)</author>
<category>Analyses</category>
<pubDate>Fri, 25 Nov 2005 18:35:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;En cette époque de l'année, vous êtes nombreux à poser des questions sur le Téléthon, qui aura lieu les 2 et 3 décembre prochains. Sans mettre en doute la bonne volonté de nombreux participants et le succès de certaines réalisations du Téléthon, il nous est apparu nécessaire de répondre avec transparence à ceux qui nous interrogent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;CERTAINES RECHERCHES SONT CONTRAIRES AU RESPECT DE LA VIE HUMAINE&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;1/ La sélection des embryons pour leurs critères génétiques.&lt;/b&gt; Des équipes de scientifiques financées par le Téléthon utilisent la méthode de sélection des embryons d'après leurs caractéristiques génétiques dénommée diagnostic pré-implantatoire (ou DPI). Quand un couple est porteur d'une maladie génétique, on lui propose de faire une fécondation &lt;i&gt;in vitro&lt;/i&gt;, puis de rechercher sur les embryons obtenus ceux qui sont porteurs de la maladie et ceux qui ne le sont pas. Seul l'embryon qui n'est pas porteur de la maladie est réimplanté, les autres sont détruits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les enfants rescapés de ce tri embryonnaire ne sont donc pas guéris puisqu'ils n'ont jamais été malades. Et les embryons malades ne sont pas non plus guéris puisqu'ils sont détruits. Ainsi est né le petit Valentin (en bonne santé évidemment) et sont morts ses frères et sœurs au stade embryonnaire. Cette annonce a été le moteur médiatique de la campagne du Téléthon 2000 (Communiqué de presse, AFM, 30/11/2000).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;2/ La recherche qui utilise des fœtus avortés.&lt;/b&gt; Des travaux sur les maladies de Parkinson et de Huntington entraînent des greffes de cellules neurales extraites de fœtus avortés. Il faut en général utiliser de 3 à 10 fœtus pour un patient (1) et il s'agit de fœtus dont les cellules neurales ne sont pas encore mortes pour que la greffe réussisse. Un essai pour la maladie de Huntington fut réalisé sur 5 patients en 2000, un autre portant sur 100 patients a démarré en 2002 et serait toujours en cours (2).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dès 2002 l'équipe annonce qu'elle manque de cellules fœtales, &lt;i&gt;&quot; cherche de nouvelles sources de cellules pour les greffes et espère notamment pouvoir expérimenter sur les cellules souches embryonnaires humaines &quot;&lt;/i&gt; (3). Cette recherche fait partie des quelques programmes très médiatisés par l'association.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;3/ L'utilisation des embryons pour la recherche.&lt;/b&gt; Le Téléthon a permis de financer en 2004 un centre d'étude sur les cellules souches embryonnaires. L'objectif est de créer un Institut de recherche dédié aux cellules souches embryonnaires, I-STEM, qui sera le premier centre français de test à grande échelle des recherches sur l'embryon humain. Rappelons que la recherche sur les embryons humains ne signifie pas qu'on envisage de guérir des embryons malades. Mais cela signifie qu'on prélève des cellules de l'embryon (que l'on détruit) pour les utiliser comme matériau de recherche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;4/ L'importation des cellules embryonnaires pour la recherche.&lt;/b&gt; Certains scientifiques attendaient avec impatience de pouvoir travailler sur les embryons &quot; surnuméraires, dépourvus de projet parental &quot;. La loi de bioéthique de 2004 autorise aujourd'hui ces recherches. Mais les décrets d'application n'étant pas signés, les chercheurs ne pouvaient pas utiliser ces embryons français.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certains chercheurs financés par le Téléthon ont donc obtenu, en février 2005, des ministres de la Santé et de la Recherche, des autorisations spéciales d'importer des cellules embryonnaires pour pouvoir commencer tout de suite leurs recherches dans le cadre du projet I-STEM (4). Une autre autorisation d'importation de cellules embryonnaires humaines a été signée en septembre 2005 (&lt;i&gt;Le Quotidien du médecin&lt;/i&gt;, 2 septembre 2005).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;LE LOBBYING D'UNE ASSOCIATION DONT LA SEULE ETHIQUE EST LA LOI&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;&quot;L'AFM a toujours eu comme politique de se conformer à la loi, et rien qu'à la loi (5).&quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; L'influence de l'association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon, est devenue importante dans la politique de recherche de l'État. Mais ce pouvoir n'a pas de contrepoids éthique suffisant. En effet, les seules prétentions éthiques de l'AFM sont de se conformer à la loi, même quand celle-ci ne respecte pas la vie humaine avant la naissance. Il suffit dès lors à l'AFM d'orienter la loi selon ses objectifs, ce qu'elle fait…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Ainsi l'AFM a-t-elle mené une action de lobbying auprès de l'État pour obtenir le décret d'application du diagnostic pré-implantatoire.&lt;/b&gt; Eric Molinié, ancien président de l'AFM, s'en explique dans son livre &lt;i&gt;La Bioéthique, foire aux fantasmes&lt;/i&gt; (2001) : &lt;i&gt;&quot;Par exemple, en 1997, nous avons adopté une résolution sur le diagnostic pré-implantatoire (DPI) pour demander au gouvernement de voter les décrets d'application de la loi sur la bioéthique le concernant.&quot;&lt;/i&gt; En 2000, après la naissance du premier bébé obtenu après DPI, l'association se réjouit : &lt;i&gt;&quot;Ce résultat [...] récompense le militantisme de l'AFM sur ce sujet.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;La méthode de l'AFM pour obtenir l'autorisation de la recherche sur l'embryon.&lt;/b&gt; Une &quot; conférence de malades &quot; a été organisée en juin 2002, sur les cellules souches et le clonage humain. Il s'agissait de confronter des scientifiques à un panel de douze personnes malades ou parents d'enfants malades. Tous les scientifiques invités étaient favorables à la recherche sur l'embryon et un certain nombre était favorable au clonage d'embryons pour la recherche (dit thérapeutique). Ils ont vanté aux malades les thérapeutiques possibles grâce aux cellules embryonnaires et au clonage humain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; À l'issue de cette journée, les malades devaient exprimer leurs attentes et rédiger leurs recommandations à destination du grand public, des médias et des parlementaires, en vue de la révision des lois de bioéthique. Que contenaient ces recommandations ? Évidemment la demande d'autoriser la recherche sur l'embryon et le clonage humain pour la recherche. En août 2004, les parlementaires votaient la loi autorisant la recherche sur les embryons surnuméraires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le lobbying de l'AFM déjà en action pour obtenir le clonage humain.&lt;/b&gt; Le panel de malades de la conférence de consensus concluait déjà en 2002 qu'il est &lt;i&gt;&quot;non légitime d'interdire ou de proposer un moratoire sur le clonage thérapeutique&quot;&lt;/i&gt; (6). Le Pr. Peschanski, financé par le Téléthon, considère le clonage &lt;i&gt;&quot;comme un nouveau et enthousiasmant secteur de recherche&quot;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Monde,&lt;/i&gt; 11 février 2005).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une proposition de loi demandant d'autoriser le clonage d'embryons pour la recherche a été déposée au Sénat et une autre à l'Assemblée. Celle-ci est soutenue par quatre scientifiques français, dont le Pr. Peschanski qui déclarait à l'AFP le 20 mai 2005 : &lt;i&gt;&quot;Maintenant il faut changer la loi très vite parce qu'autrement, nous aurons cinq ans de retard. On a vraiment besoin de cette technique puisqu'elle est jouable.&quot;&lt;/i&gt; Un groupe d'études sur les applications des biotechnologies en génétique et les problèmes éthiques vient d'être créé à l'Assemblée nationale...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;L'OPINION PUBLIQUE EBRANLEE EN DECOUVRANT L'ENVERS DU DECOR&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Téléthon bénéficierait-il d'autant de soutiens si l'on savait que :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;1/ Les survivants de l'avortement - les &quot;bébéthons&quot; - ont servi à l'appel à la générosité du public.&lt;/b&gt; Déjà le Pr. Jacques Testart avait mis en garde : &lt;i&gt;&quot;La mise en scène triomphaliste de victoires toujours promises sur le malheur est un argument qui ne correspond pas à la rigueur scientifique. Le Téléthon a d'abord présenté des enfants myopathes, appelant à la solidarité des téléspectateurs. Après quelques années, on a pu voir apparaître à l'écran des enfants heureux d'être normaux dont l'existence était annoncée comme consécutive à la générosité du public : ces &quot;bébéthons&quot; étaient en réalité les survivants du diagnostic prénatal, lequel les avait démontrés normaux&lt;/i&gt; in utero &lt;i&gt;malgré leur conception par des “couples à risques” (Le Monde,&lt;/i&gt; 9 décembre 2000).&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;2/ Les personnes handicapées elles-mêmes réagissent face à ce qu'elles perçoivent comme une violence à leur encontre.&lt;/b&gt; Voici des témoignages recueillis par Danielle Moyse et Nicole Diederich dans leur livre &lt;i&gt;Les Personnes handicapées face au diagnostic prénatal&lt;/i&gt; (Erès, 2001) : &lt;i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Si on me dit que l'association française contre les myopathies va se consacrer au dépistage anténatal dans un but de favoriser l'élimination prénatale, j'arrête tout de suite de donner et de me mobiliser&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;J'émets une grande réserve quant aux “bébéthons” car on croit que c'est grâce à la recherche qu'ils ont guéri alors qu'ils sont le fruit d'une sélection ; et l'avortement thérapeutique en a fait disparaître bien d'autres. D'où la question : “Et si mes parents m'avaient avorté ?” Je suspecte la recherche scientifique d'être utilisée, non pas pour la recherche thérapeutique, mais pour une suppression des malades&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;En regardant une émission sur le Téléthon, j'ai compris. Il y avait toujours une kyrielle de beaux bébés qu'ils appelaient les “bébés miracles du Téléthon”. […] Dans le bouquin, (sur l'aventure du Généthon) on pouvait lire que grâce au progrès, on pouvait empêcher les enfants de souffrir en ne les faisant pas naître… J'étais révoltée d'avoir envoyé de l'argent pour ça&quot;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;3/ La naissance de Valentin, après un tri embryonnaire, a été faussement présentée comme un grand succès thérapeutique.&lt;/b&gt; On a pu lire en effet que &lt;i&gt;&quot;l'AFM a partiellement à son actif de grands succès thérapeutiques&quot; (Le Monde,&lt;/i&gt; 9 décembre 2000), notamment &quot;la naissance en France du premier enfant en bonne santé à la suite d'un diagnostic préimplantatoire (DPI)&quot; (7). Or Valentin est un rescapé du tri embryonnaire. Il n'a jamais été guéri, car il n'a jamais été soigné, car il n'a jamais été malade. C'est donc une triple contre-vérité qui a été largement médiatisée. L'opinion publique est persuadée à tort que si Valentin est en bonne santé, c'est grâce au Téléthon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;4/ La &quot; conférence de malades &quot; organisée par l'AFM pour produire des recommandations favorables à la recherche sur l'embryon et au clonage humain a été une mise en scène.&lt;/b&gt; Quel homme politique, quel média, résisterait à la demande formulée par des parents d'enfants malades ou par des malades eux-mêmes ? Mais que penser de l'objectivité de recommandations obtenues sous l'influence des chercheurs désireux d'obtenir l'autorisation de recherche sur l'embryon ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&amp;gt; Enfin, qui sait parmi le grand public que le lobbying de l'AFM est actif aujourd'hui&lt;br /&gt; pour modifier la loi de bioéthique de 2004 et obtenir l'autorisation du clonage humain ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Faudra-t-il attendre une autre &quot; conférence de malades &quot; et l'invitation du spécialiste coréen du clonage pour influencer les parlementaires, avant que nous réagissions ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; © &lt;a href=&quot;http://www.fondationlejeune.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fondation Jérôme-Lejeune&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : Libertepolitique.com&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Notes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; (1) Rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du 24/02/2000.&lt;br /&gt; (2) &lt;a href=&quot;http://www.afm-france.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.afm-france.org&lt;/a&gt;, les essais cliniques en cours soutenus par l'AFM, mise à jour septembre 2005&lt;br /&gt; (3) Repères (journal de l'INSERM), mars 2002.&lt;br /&gt; (4) Le Monde, 18 février 2005 ; Le Figaro, 19 février 2005 ; Actualités de l'Institut de Myologie, 4 mars 2005 (in Orphanews)&lt;br /&gt; (5) Eric Molinié, ancien président de l'AFM, in &lt;i&gt;La Bioéthique, foire aux fantasmes&lt;/i&gt;, 2001.&lt;br /&gt; (6) Publication des recommandations du panel, 27 janvier 2003&lt;br /&gt; (7) Communiqué de presse AFM Téléthon 2000&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://www.fondationlejeune.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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